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Mamadou Laye Ndoye : Université Cheikh-Anta-Diop
L’amélioration de l’employabilité des jeunes et de leur insertion professionnelle a été depuis quelques décennies une priorité pour les autorités gouvernementales. Plusieurs politiques et programmes ont été mis en œuvre à cet effet afin d’accompagner les jeunes dans des contextes où peu d’entre eux parviennent à accéder à l’emploi ou à y évoluer dans des conditions qui répondent à leurs attentes. Dans certains pays en développement, les programmes publics d’insertion en emploi font partie intégrante de la politique de lutte contre la pauvreté (Gilbert et al, 2001) et sont destinés à une catégorie particulière d’individus (femmes, jeunes, moins diplômés, demandeurs d’emploi les plus exposés au risque de chômage de longue durée, etc.). Mais, si nous disposons, pour le cas des pays développés, d’un ensemble de travaux et de résultats économétriques relatifs à l’évaluation des effets des passages par des mesures d’insertion en emploi, nous manquons d’études empiriques consacrées à l’efficacité des dispositifs de promotion de l’emploi dans les pays d’Afrique subsaharienne francophones plus particulièrement au Sénégal. La mesure des effets de ces programmes était jusqu’à présent rendue difficile par l’absence de données statistiques synthétiques. Cette recherche a pour objet de combler cette lacune en procédant pour la première fois à une évaluation de l’efficacité du dispositif de création d’emploi plus de quinze ans après sa mise en œuvre au Sénégal.
Organisé par l’Observatoire de la Francophonie économique de l’Université de Montréal en collaboration avec l’Observatoire Jeunes et Société de l’INRS, ce colloque porte sur la transition des jeunes des études vers le marché du travail au Canada et ailleurs dans le monde.
Dans tous les pays du monde, la jeunesse représente un potentiel de développement économique important. Même si les gouvernements accordent beaucoup de ressources à l’éducation, ce qui a permis de réaliser des progrès considérables sur le plan de la scolarisation des jeunes, il n’est pas certain que les occasions que représentent ces derniers sont concrétisées. Dans les faits, plusieurs économies éprouvent des difficultés à intégrer les jeunes au marché du travail et à tirer profit de leur potentiel productif. Ces difficultés découlent, d’une part, du fait que les systèmes éducatifs ne parviennent pas à former des jeunes qui répondent adéquatement aux besoins du marché du travail et, d’autre part, des faibles performances des économies en matière de création d’emplois productifs et de qualité au profit des nouveaux arrivants sur le marché du travail. Les taux de décrochage scolaire, les taux de surqualification professionnelle et la précarisation de l’emploi illustrent bien les difficultés en question.
Dans le cadre de ce colloque, nous procédons, dans un premier temps, à un examen de la situation des jeunes au Québec afin de jauger dans quelle mesure les ressources accordées à l’éducation par l’ensemble de la société sont rentabilisées dans le marché du travail. Par la suite, il s’agit d’examiner certaines pratiques impliquant le milieu du travail qui sont à même de faciliter la transition des jeunes du système éducatif vers le marché du travail et de permettre à l’économie de tirer le meilleur parti de son capital humain.
Enfin, le colloque est également l’occasion d’analyser les déterminants de l’exclusion des jeunes de l’emploi et de prendre connaissance de l’expérience de plusieurs pays en Afrique et en Asie.
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