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Romain Jaeger : UQO - Université du Québec en Outaouais
Les communautés de plantes de sous-bois jouent un rôle fondamental dans divers processus écosystémiques tels que la régénération et la productivité forestière ainsi que le recyclage des nutriments, la présence de micro-habitats pour la faune, etc... À ce jour, les effets à moyen terme n'ont été que très peu mesurés. Or, il s'avère que le succès d’un traitement à court terme ne signifie pas nécessairement un succès à moyen-long terme, car de nombreux facteurs peuvent influencer le développement et la composition floristique de la strate herbacée. Parmi ces facteurs, je m'intéresse à l’ouverture du couvert, aux perturbations des horizons de surface et à la végétation concurrentes ainsi qu'à l'impact des événements climatiques extrêmes en lien direct avec les changements globaux. Les intéractions entre ces facteurs et l'effort sylvicole peuvent amener à modifier les résultats attendus mais aussi à compléxifier la capacité à prédire l'effet des traitements sur la régénération. Afin de rendre compte de l'impact de différents traitements sylvicoles sur la diversité des communautés de plantes de sous-bois, je vais utiliser une approche par traits fonctionnels qui va me permettre de procéder à plusieurs regroupements visant à évaluer la biodiversité notamment à partir du maintien ou de la perte de certaines fonctions et donc possiblement de certains services.
Depuis quelques décennies, les changements globaux induits par l’humain s’accélèrent et engendrent plusieurs nouveaux stress et une plus grande imprévisibilité environnementale. Ces nouveaux stress menacent la pérennité de plusieurs espèces et écosystèmes au Canada. Comme les enjeux sont souvent différents selon que l’on se trouve en milieu urbain, agricole ou naturel, une étude d’impact pour chacun de ces différents milieux est essentielle pour mieux anticiper l’impact des changements globaux sur l’ensemble des écosystèmes canadiens. Dans ce contexte, il est important de déterminer les espèces ou les écosystèmes les plus vulnérables face à ces changements environnementaux, mais surtout de mieux comprendre les processus d’adaptation et de résilience des écosystèmes forestiers terrestres et aquatiques afin de développer des stratégies d’aménagement ou de gestion mieux adaptées aux conditions environnementales à venir.
Les changements globaux auront également des impacts importants sur l’humanité qui vit et dépend des écosystèmes forestiers terrestres et aquatiques. En effet, les communautés humaines dépendent de ces écosystèmes pour plusieurs types de services, dont les services d’approvisionnement (la production de produits tangibles), les services de régulation (p. ex., prévention des inondations) et les services socioculturels (spiritualité, loisir). Les communautés humaines et les écosystèmes sont fortement liés à travers une myriade de relations complexes. Ces systèmes socioécologiques seront directement affectés par les changements globaux (par leur influence sur l’abondance et la qualité des services écosystémiques) ainsi que par les mesures de mitigation adoptées pour contrer les impacts des changements globaux sur les écosystèmes.
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