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Impact d’espèces végétales présentant divers traits fonctionnels sur la performance de biorétentions : année d'établissement d’une expérience en mésocosme

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henry BERAL : Université de Montréal

Résumé de la communication

Dans les zones urbaines, on observe une augmentation constante du volume des eaux de ruissellement, due à l'augmentation des surfaces imperméables. Ces eaux non traitées dégradent la qualité des cours d'eau récepteurs et font peser un risque supplémentaire sur les sources d’eau potable. Nos recherches s’intéressent aux cellules de biorétention (BRC), conçues pour être intégrées en milieu urbain. Elles sont capables de réduire les débits de pointe, le volume et la charge polluante des eaux de ruissellement, et d’augmenter l’infiltration. Notre hypothèse est que des végétaux aux traits fonctionnels particuliers peuvent améliorer la performance des BRC en conditions climatiques froides. Nos objectifs sont de tester l’effet de trois espèces indigènes, l’arbuste Cornus sericea, les herbacées vivaces Iris versicolor, Juncus effusus, et une graminée méditerranéenne Sesleria autumnalis, sur la performance des BRC, et d’évaluer l’impact des sels de déglaçage sur ces systèmes. Durant la période d'acclimatation (été 2018), les plantes ont présenté une croissance générale lente, avec des différences significatives entre les types d’espèces. Au cours de cette période, aucune différence n’a été notée sur la qualité de l’effluent quelle que soit l'espèce. Les analyses des végétaux, d’eau, et de substrat se poursuivent encore sur deux ans et nous apporterons de nouvelles connaissances sur la fonction des plantes dans les BRC.

Résumé du colloque

Depuis quelques décennies, les changements globaux induits par l’humain s’accélèrent et engendrent plusieurs nouveaux stress et une plus grande imprévisibilité environnementale. Ces nouveaux stress menacent la pérennité de plusieurs espèces et écosystèmes au Canada. Comme les enjeux sont souvent différents selon que l’on se trouve en milieu urbain, agricole ou naturel, une étude d’impact pour chacun de ces différents milieux est essentielle pour mieux anticiper l’impact des changements globaux sur l’ensemble des écosystèmes canadiens. Dans ce contexte, il est important de déterminer les espèces ou les écosystèmes les plus vulnérables face à ces changements environnementaux, mais surtout de mieux comprendre les processus d’adaptation et de résilience des écosystèmes forestiers terrestres et aquatiques afin de développer des stratégies d’aménagement ou de gestion mieux adaptées aux conditions environnementales à venir.

Les changements globaux auront également des impacts importants sur l’humanité qui vit et dépend des écosystèmes forestiers terrestres et aquatiques. En effet, les communautés humaines dépendent de ces écosystèmes pour plusieurs types de services, dont les services d’approvisionnement (la production de produits tangibles), les services de régulation (p. ex., prévention des inondations) et les services socioculturels (spiritualité, loisir). Les communautés humaines et les écosystèmes sont fortement liés à travers une myriade de relations complexes. Ces systèmes socioécologiques seront directement affectés par les changements globaux (par leur influence sur l’abondance et la qualité des services écosystémiques) ainsi que par les mesures de mitigation adoptées pour contrer les impacts des changements globaux sur les écosystèmes.

Contexte

section icon Thème du congrès 2019 (87e édition) :
Engager le dialogue savoirs – sociétés
section icon Date : 30 mai 2019

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