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Insertion professionnelle des diplômés et surqualification en emploi : une perspective historique (1971-2016)

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Louis Cornelissen : Université de Montréal

Résumé de la communication

La surqualification peut être définie comme le fait, pour un individu, de détenir un niveau de qualification scolaire supérieur à celui qui est exigé par l’emploi qu’il occupe. Étudier l’évolution dans le temps des taux de surqualification permet d’interroger l’évolution de l’articulation entre le système d’éducation et le marché du travail dans un contexte de hausse continue des taux de scolarisation.

Les analyses statistiques effectuées à partir des données des recensements canadiens de 1971 à 2016, mobilisent des modèles âge-période-cohorte qui permettent de distinguer et de constater l’importance et la forme de ces trois composantes de l’évolution de la surqualification.

Les résultats obtenus permettent de discuter différentes pistes explicatives de l’évolution du phénomène, qui ont trait à l’évolution de la diplomation, à l’évolution de la qualification des emplois et de la structure occupationnelle, à la féminisation de la population active, à la conjoncture économique et démographique, au processus d’insertion professionnelle des diplômés, au rôle de la formation dans les carrières, ou encore à l’évolution des classifications professionnelles mobilisées dans la définition de la surqualification. En repositionnant le développement du phénomène dans son contexte historique, les résultats permettent aussi de mieux saisir les liens, mais aussi les nuances, qui existent entre la question de la surqualification en emploi et celle de l’insertion professionnelle des jeunes.

Résumé du colloque

Organisé par l’Observatoire de la Francophonie économique de l’Université de Montréal en collaboration avec l’Observatoire Jeunes et Société de l’INRS, ce colloque porte sur la transition des jeunes des études vers le marché du travail au Canada et ailleurs dans le monde.

Dans tous les pays du monde, la jeunesse représente un potentiel de développement économique important. Même si les gouvernements accordent beaucoup de ressources à l’éducation, ce qui a permis de réaliser des progrès considérables sur le plan de la scolarisation des jeunes, il n’est pas certain que les occasions que représentent ces derniers sont concrétisées. Dans les faits, plusieurs économies éprouvent des difficultés à intégrer les jeunes au marché du travail et à tirer profit de leur potentiel productif. Ces difficultés découlent, d’une part, du fait que les systèmes éducatifs ne parviennent pas à former des jeunes qui répondent adéquatement aux besoins du marché du travail et, d’autre part, des faibles performances des économies en matière de création d’emplois productifs et de qualité au profit des nouveaux arrivants sur le marché du travail. Les taux de décrochage scolaire, les taux de surqualification professionnelle et la précarisation de l’emploi illustrent bien les difficultés en question.

Dans le cadre de ce colloque, nous procédons, dans un premier temps, à un examen de la situation des jeunes au Québec afin de jauger dans quelle mesure les ressources accordées à l’éducation par l’ensemble de la société sont rentabilisées dans le marché du travail. Par la suite, il s’agit d’examiner certaines pratiques impliquant le milieu du travail qui sont à même de faciliter la transition des jeunes du système éducatif vers le marché du travail et de permettre à l’économie de tirer le meilleur parti de son capital humain.

Enfin, le colloque est également l’occasion d’analyser les déterminants de l’exclusion des jeunes de l’emploi et de prendre connaissance de l’expérience de plusieurs pays en Afrique et en Asie.

Contexte

section icon Thème du congrès 2019 (87e édition) :
Engager le dialogue savoirs – sociétés
section icon Date : 30 mai 2019

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