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Bronwyn Rayfield : Apex Resource Management Solutions Ltd.
Pour assurer la pérennité de la biodiversité et des services écosystémiques des paysages fragmentés, les plans de conservation actuels se concentrent de plus en plus sur la protection de réseaux d’habitats forestiers connectés. Des cartographies des habitats d’importance pour la connectivité écologique ont été réalisées aux échelles de l’île de Montréal, de la Communauté métropolitaine de Montréal, et de toutes les Basses-terres du Saint Laurent. Afin que ces résultats puissent être utilisés dans les stratégies de conservation, des analyses de priorisation sont nécessaires pour prioriser les écosystèmes forestiers en fonction de leur importance pour la connectivité écologique et leur contribution à la production des services écosystémiques tels que la lutte aux îlots de chaleur et la prévention des inondations. Ces priorisations permettent de mieux comprendre la contribution des écosystèmes dans la conservation de la biodiversité et d’autres services écosystémiques à plusieurs échelles de planification spatiale. De plus, le développement d’un outil d’aide à la décision permet d’opérationnaliser les stratégies de conservation en fonction de différents scénarios futurs (changements climatiques et occupation du sol).
Depuis quelques décennies, les changements globaux induits par l’humain s’accélèrent et engendrent plusieurs nouveaux stress et une plus grande imprévisibilité environnementale. Ces nouveaux stress menacent la pérennité de plusieurs espèces et écosystèmes au Canada. Comme les enjeux sont souvent différents selon que l’on se trouve en milieu urbain, agricole ou naturel, une étude d’impact pour chacun de ces différents milieux est essentielle pour mieux anticiper l’impact des changements globaux sur l’ensemble des écosystèmes canadiens. Dans ce contexte, il est important de déterminer les espèces ou les écosystèmes les plus vulnérables face à ces changements environnementaux, mais surtout de mieux comprendre les processus d’adaptation et de résilience des écosystèmes forestiers terrestres et aquatiques afin de développer des stratégies d’aménagement ou de gestion mieux adaptées aux conditions environnementales à venir.
Les changements globaux auront également des impacts importants sur l’humanité qui vit et dépend des écosystèmes forestiers terrestres et aquatiques. En effet, les communautés humaines dépendent de ces écosystèmes pour plusieurs types de services, dont les services d’approvisionnement (la production de produits tangibles), les services de régulation (p. ex., prévention des inondations) et les services socioculturels (spiritualité, loisir). Les communautés humaines et les écosystèmes sont fortement liés à travers une myriade de relations complexes. Ces systèmes socioécologiques seront directement affectés par les changements globaux (par leur influence sur l’abondance et la qualité des services écosystémiques) ainsi que par les mesures de mitigation adoptées pour contrer les impacts des changements globaux sur les écosystèmes.
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