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Jean-Michel Quirion : UQO - Université du Québec en Outaouais
Depuis 1950 approximativement, le musée d'art moderne et contemporain présente de la performance, discipline qui annonce l'obsolescence de l'objet et réclame la reconnaissance d'un art comme action. Ne se limitant plus à créer des objets matériels, les artistes proposent des séries d'actions intrinsèques en entretenant des relations singulières avec le public. L'intégrité de la pratique dépend alors de son authenticité ; d'une présentation non répétée, ni simulée, et encore moins déléguée.
La performance, d'emblée utilisée pour contester l'institution et l'industrie culturelle, a positionné le musée face à diverses contradictions, à l'encontre de l'interrelation de ses pouvoirs politiques, théoriques et esthétiques. Toutefois, ces dissonances ont provoqué des modifications - adaptations - radicales. En effet, depuis 1990, la performance se destine au musée par des modes de transmission précis assurant son itération alors que les artistes réfléchissent leurs actes pour celui-ci.
Affirmant que la muséalisation est l'ensemble des activités de sélection, de théorisation et de présentation qui octroie à un objet un statut muséal, cette communication questionne de quelles façons des propositions artistiques qui n'ont pas de matérialité intègrent les collections institutionnelles et par quelles stratégies la diffusion de celles-ci est assurée. Les solutions, encore conjecturales, résultent de corpus d'oeuvres bien spécifiques ainsi que de procédés à déceler et révéler.
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