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La mémoire de stress environnementale chez les arbres en contexte sylvicole

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Zoé Ribeyre : UQO - Université du Québec en Outaouais

Résumé de la communication

L’accroissement d’évènements climatiques extrêmes liés aux changements globaux inflige de lourdes perturbations de plus en plus perceptibles sur les écosystèmes forestiers. En effet, les forêts mondiales accuseraient déjà une forte mortalité liée à des évènements de sécheresse non habituels. Ces dernières décennies, les processus épigénétiques, comme source de variations phénotypiques en réponse à l’environnement ont suscité un intérêt grandissant. Parmi eux, la mémoire de stress environnementale (ou priming), a été mise en avant chez les plantes comme un analogue du système immunitaire chez les animaux. Cette mémoire fait référence à une empreinte environnementale utilisant comme support l’épigénome via des marques stables mais réversibles comme la méthylation de l’ADN. Sa mise en place suite à un premier stimulus amorceur permet lors d’une deuxième exposition de déclencher une réponse défensive plus rapide et plus robuste. Pour le moment, la mémoire de stress a fait l’objet de peu d’étude sur des espèces ligneuses Nous proposons donc au cours de ce doctorat, d’entreprendre une étude sur des espèces d’arbres de la forêt québécoise afin de déterminer les paramètres qui favorisent cette mémoire et son importance sur la tolérance des arbres à la sécheresse dans le but d’exploiter ce processus en gestion sylvicole.

Résumé du colloque

Depuis quelques décennies, les changements globaux induits par l’humain s’accélèrent et engendrent plusieurs nouveaux stress et une plus grande imprévisibilité environnementale. Ces nouveaux stress menacent la pérennité de plusieurs espèces et écosystèmes au Canada. Comme les enjeux sont souvent différents selon que l’on se trouve en milieu urbain, agricole ou naturel, une étude d’impact pour chacun de ces différents milieux est essentielle pour mieux anticiper l’impact des changements globaux sur l’ensemble des écosystèmes canadiens. Dans ce contexte, il est important de déterminer les espèces ou les écosystèmes les plus vulnérables face à ces changements environnementaux, mais surtout de mieux comprendre les processus d’adaptation et de résilience des écosystèmes forestiers terrestres et aquatiques afin de développer des stratégies d’aménagement ou de gestion mieux adaptées aux conditions environnementales à venir.

Les changements globaux auront également des impacts importants sur l’humanité qui vit et dépend des écosystèmes forestiers terrestres et aquatiques. En effet, les communautés humaines dépendent de ces écosystèmes pour plusieurs types de services, dont les services d’approvisionnement (la production de produits tangibles), les services de régulation (p. ex., prévention des inondations) et les services socioculturels (spiritualité, loisir). Les communautés humaines et les écosystèmes sont fortement liés à travers une myriade de relations complexes. Ces systèmes socioécologiques seront directement affectés par les changements globaux (par leur influence sur l’abondance et la qualité des services écosystémiques) ainsi que par les mesures de mitigation adoptées pour contrer les impacts des changements globaux sur les écosystèmes.

Contexte

section icon Thème du congrès 2019 (87e édition) :
Engager le dialogue savoirs – sociétés
section icon Date : 30 mai 2019

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