Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Ann Lévesque : UQO - Université du Québec en Outaouais
À travers la lentille de la gouvernance adaptative, cette recherche vise à analyser comment les arrangements institutionnels formels et informels établis par des acteurs de différents niveaux de gouvernance déterminent les résultats de la cohabitation entre les activités agricoles et celles dédiées à la conservation dans un système socio-écologique donné. Pour ce faire, cette étude jette un regard approfondi sur la plaine inondable du Lac Saint-Pierre (LSP) au Québec, un site exceptionnel reconnu par l’UNESCO et la Convention RAMSAR pour son caractère unique. Au cours des dernières décennies, la plaine inondable du LSP a subi de nombreux changements, notamment par la conversion des cultures pérennes en cultures annuelles plus intensives. La pêche commerciale à la perchaude est pratiquée là-bas depuis le 19e siècle. Cette espèce a décliné au cours des dernières décennies au point où les autorités ont décidé d'introduire un moratoire en 2012. Depuis la mise en œuvre du moratoire, le gouvernement a intensifié le dialogue avec les intervenants afin de définir des mesures pour protéger et restaurer le LSP. Cette recherche vise à caractériser le système socio-écologique, la configuration de la polycentricité ainsi que le cadre institutionnel régissant l'utilisation agricole de la plaine inondable du LSP. Cette analyse institutionnelle souhaite identifier les éléments dans lesquels des améliorations sont nécessaires dans une perspective de gouvernance adaptative.
Depuis quelques décennies, les changements globaux induits par l’humain s’accélèrent et engendrent plusieurs nouveaux stress et une plus grande imprévisibilité environnementale. Ces nouveaux stress menacent la pérennité de plusieurs espèces et écosystèmes au Canada. Comme les enjeux sont souvent différents selon que l’on se trouve en milieu urbain, agricole ou naturel, une étude d’impact pour chacun de ces différents milieux est essentielle pour mieux anticiper l’impact des changements globaux sur l’ensemble des écosystèmes canadiens. Dans ce contexte, il est important de déterminer les espèces ou les écosystèmes les plus vulnérables face à ces changements environnementaux, mais surtout de mieux comprendre les processus d’adaptation et de résilience des écosystèmes forestiers terrestres et aquatiques afin de développer des stratégies d’aménagement ou de gestion mieux adaptées aux conditions environnementales à venir.
Les changements globaux auront également des impacts importants sur l’humanité qui vit et dépend des écosystèmes forestiers terrestres et aquatiques. En effet, les communautés humaines dépendent de ces écosystèmes pour plusieurs types de services, dont les services d’approvisionnement (la production de produits tangibles), les services de régulation (p. ex., prévention des inondations) et les services socioculturels (spiritualité, loisir). Les communautés humaines et les écosystèmes sont fortement liés à travers une myriade de relations complexes. Ces systèmes socioécologiques seront directement affectés par les changements globaux (par leur influence sur l’abondance et la qualité des services écosystémiques) ainsi que par les mesures de mitigation adoptées pour contrer les impacts des changements globaux sur les écosystèmes.
Titre du colloque :
Thème du colloque :