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Yannick Brun-Picard : Collège Jacques Prévert Les Arcs
La Provence est une interface touristique produite par une mosaïque de potentialités touristiques induites par la diversité des activités induisant des interfaces touristiques propres. En quoi la conscientisation de ces interfaces construites, façonnées, partagées, voire subies par le développement des activités dites touristiques, en Provence et plus largement pour tous les territoires soumis à de telles réalités, s’avère nécessaire afin que le tourisme de demain, dans ses diversités, soit mieux vécu par les entités d’accueil ? L’analyse in-situ des faits touristiques, majeurs et discrets, en Provence effectuée par le prisme d’une subjectivité objectivée distante de tout quantitativisme est préparée avec la mise en exergue d’un socle conceptuel où sont définies les interfaces. Les activités des tourismes en Provence peuvent être présentées, avec leurs dynamiques territoriales, sans pour cela atteindre l’exhaustivité afin de mettre en perspective l’enchâssement d’interfaces. Les facteurs explicatifs, transposables pour tous les territoires soumis aux assauts touristiques et au mercantilisme exacerbé, sont synthétiquement présentés. Ceux-ci permettent de discerner les limites et les contraintes de ces faits territoriaux aux dynamiques fluctuantes. Les impacts sociétaux, territoriaux, économiques et environnementaux nous éclairent quant aux pistes potentielles pour concevoir des tourismes bénéfiques pour l’ensemble des partenaires constituant ces interfaces évolutives.
Avec 1,23 milliard de touristes internationaux en 2016 (UNWTO, 2017) et une prévision de 1,8 milliard pour 2030, le tourisme est un phénomène majeur de notre époque. La mobilité induite par le tourisme est au coeur des sociétés contemporaines, mais ces dernières sont aussi transformées par cette mobilité (Urry, 2007). En effet, les grands phénomènes environnementaux, sociaux et politiques traversent la question du tourisme : changements climatiques, réaménagement urbain, réfugiés, terrorisme, dématérialisation de l’économie et TIC, gentrification, etc. Le tourisme s’inscrit dans ces phénomènes qu’il transforme, voire intègre, d’où l’importance d’aborder la question du tourisme comme fait de société géographiquement situé.
Que ce soit dans la dimension sociale ou dans la dimension territoriale, le regard sur le tourisme ne peut en être un du tout blanc ou du tout noir. Le colloque propose de poser un regard critique sur ces phénomènes pour déterminer et analyser les lignes de tensions sociogéographiques produites par le tourisme, mais aussi internalisées par celui-ci, et ce, afin de mieux comprendre l’impact de ces lignes de tensions sur le tourisme, le territoire et la société, au Québec et ailleurs.
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