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La ruelle verte: un patrimoine du commun où déployer une éducation à l'inclusion

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MAMADOU BAH : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

L'article traite de la ruelle verte comme un patrimoine du commun à s’approprier et un terrain propice au déploiement d’une éducation à l’inclusion sociale. Les ruelles vertes, de plus en plus présentes sur le territoire montréalais, ont fait l’objet d’une série de webdocumentaires intitulée Vue de ruelle. À partir de l’analyse de ces documents, de visites des lieux et d’un ensemble d’entrevues avec les acteurs de divers projets de ruelle, nous avons mené une recherche descriptive, interprétative et critique visant à mieux saisir les modes d’appropriation des ruelles par les résidents. Deux principales voies d’appropriation se dégagent de l’analyse des propos d’entrevue et des notes d’observation : l’aménagement et l’utilisation. Nous avons également porté attention à la dimension inclusive des projets de ruelle à l’égard de la diversité sociale. Nous observons qu’il y a lieu de réfléchir avec les acteurs engagés afin d’examiner davantage la question du commun inclusif et d’envisager des activités éducatives à cet égard.

Résumé du colloque

L’année 2019 est déclarée « année internationale des langues autochtones » par l’ONU. Cette initiative fait écho à sa résolution sur les droits des peuples autochtones ainsi qu’aux valeurs de l’UNESCO et à sa mission éducative via l’Agenda 2030. Elle vise « la protection des droits humains, la consolidation de la paix et du développement durable, en assurant la diversité culturelle et le dialogue interculturel » (ONU, 2016). Dans ce contexte mondial, et en écho au thème du Congrès 2019 de l’ACFAS, deux Chaires UNESCO organisent un colloque conjoint sous le signe de l’éducation transformatoire par le dialogue : la Chaire UNESCO en « transmission culturelle chez les premiers peuples dans une dynamique de mieux-être et d’empowerment » (TCPPDMEE) de l’UQAC et la Chaire UNESCO en « démocratie, citoyenneté mondiale et éducation transformatoire » (DCMÉT) de l’UQO. L’Outaouais est fortement marqué par la présence autochtone, dont celle des Algonquins qui, d’ailleurs, n’ont jamais cédé leur souveraineté sur ce territoire. À Gatineau, le musée de l’histoire est l’œuvre de l’architecte autochtone Douglas Cardinal. Des initiatives témoignent de la transformation des relations entre Autochtones et Allochtones dans plusieurs domaines : arts, éducation, littérature, gouvernance, mouvements sociaux et médias. Or, on constate actuellement une forte résistance (populaire, politique et médiatique) face à la diversité. Des discours xénophobes sont exprimés ouvertement contre les peuples autochtones, les communautés racisées et les mouvements migratoires. Notre but est d’aborder ces enjeux liés à la persistance systémique des racismes, des colonialismes, des injustices et des inégalités sociales. Le colloque réunira divers acteurs sociaux, autochtones et allochtones, pour un dialogue contre-hégémonique mené dans un esprit de conciliation, sur la diversité des identités et des citoyennetés, selon trois axes thématiques : langues et cultures, savoirs et pratiques de transmission, et mouvements sociaux.

Contexte

section icon Thème du congrès 2019 (87e édition) :
Engager le dialogue savoirs – sociétés
section icon Date : 30 mai 2019

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