Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Sylvie Brunet : Statistique Canada
Les jeunes qui ne sont ni aux études, ni en emploi, ni en formation forment le groupe des NEET. L’indicateur NEET a été régulièrement publié par l’OCDE depuis la fin des années 1990, car les jeunes en situation NEET sont à risque de se retrouver en situation de faible revenu ou d’exclusion sociale.
Cette communication résumera les résultats d’une étude publiée à l’automne 2018 sur ce sujet. Cette étude, qui utilise les données de l’Enquête sur la population active, approfondit les différences hommes-femmes, l’effet du plus haut niveau de scolarité atteint de ces jeunes Canadiens ainsi que l’impact de la présence d’enfants au sein des ménages. Il a été montré, par exemple, que les jeunes femmes âgées de 25 à 29 ans avec enfants étaient quatre fois plus susceptibles d’être NEET inactives que les femmes sans enfants. Il y est aussi mentionné que plus le niveau de scolarité augmente, plus le taux NEET diminue, mais les taux NEET étaient similaires entre les différents niveaux d’études postsecondaires. L’étude comporte des résultats au niveau du Canada, des provinces et des territoires et offre également des comparaisons internationales avec d’autres pays membres de l’OCDE.
Seront aussi abordés dans cette communication : d’autres récentes études sur les NEET provenant de Statistique Canada, les limitations des données de l’Enquête sur la population active et d’autres avenues possibles pour mesurer l’indicateur NEET.
Organisé par l’Observatoire de la Francophonie économique de l’Université de Montréal en collaboration avec l’Observatoire Jeunes et Société de l’INRS, ce colloque porte sur la transition des jeunes des études vers le marché du travail au Canada et ailleurs dans le monde.
Dans tous les pays du monde, la jeunesse représente un potentiel de développement économique important. Même si les gouvernements accordent beaucoup de ressources à l’éducation, ce qui a permis de réaliser des progrès considérables sur le plan de la scolarisation des jeunes, il n’est pas certain que les occasions que représentent ces derniers sont concrétisées. Dans les faits, plusieurs économies éprouvent des difficultés à intégrer les jeunes au marché du travail et à tirer profit de leur potentiel productif. Ces difficultés découlent, d’une part, du fait que les systèmes éducatifs ne parviennent pas à former des jeunes qui répondent adéquatement aux besoins du marché du travail et, d’autre part, des faibles performances des économies en matière de création d’emplois productifs et de qualité au profit des nouveaux arrivants sur le marché du travail. Les taux de décrochage scolaire, les taux de surqualification professionnelle et la précarisation de l’emploi illustrent bien les difficultés en question.
Dans le cadre de ce colloque, nous procédons, dans un premier temps, à un examen de la situation des jeunes au Québec afin de jauger dans quelle mesure les ressources accordées à l’éducation par l’ensemble de la société sont rentabilisées dans le marché du travail. Par la suite, il s’agit d’examiner certaines pratiques impliquant le milieu du travail qui sont à même de faciliter la transition des jeunes du système éducatif vers le marché du travail et de permettre à l’économie de tirer le meilleur parti de son capital humain.
Enfin, le colloque est également l’occasion d’analyser les déterminants de l’exclusion des jeunes de l’emploi et de prendre connaissance de l’expérience de plusieurs pays en Afrique et en Asie.
Titre du colloque :
Thème du colloque :