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Geneviève Boisjoly : Polytechnique Montréal
Avec la croissance rapide du parc automobile au 20e siècle, la planification des transports s’est concentrée sur la fluidité de la circulation des véhicules. Elle a ainsi été guidée par des indicateurs de mobilité tels que les temps de délais, les vitesses de déplacements et le nombre de véhicules subissant la congestion. Toutefois, étant donné la prise de conscience face aux externalités négatives de l’utilisation de l’automobile, les lacunes d’une approche centrée sur la mobilité sont de plus en plus apparentes. Dans cette optique, la planification centrée sur l’accessibilité est de plus en plus considérée comme une approche complémentaire à la planification de la mobilité. Cette planification vise à s’assurer que l’ensemble de la population ait un accès raisonnable aux destinations urbaines (lieux d’emplois, commerces, services sociaux et de santé, etc.), plutôt que de privilégier l’optimisation des temps de déplacements.
Cette présentation abordera l’apport du concept d’accessibilité dans la planification de transports en commun. Différents cas d’application seront présentés afin d’illustrer comment les mesures d’accessibilité peuvent être utilisées pour supporter la prise de décision. De plus, sachant que l’adoption de nouvelles approches en pratique représente d’importants défis, cette présentation abordera les principaux obstacles et opportunités liés à l’intégration de mesures d’accessibilité dans la planification des transports.
Le transport est un système extrêmement complexe qui entraîne beaucoup de répercussions sur notre environnement. Il est considéré comme la base de l’économie et est au cœur de la mobilité personnelle. Presque tous nos besoins sont d’une façon ou d’une autre satisfaits par le transport. Mais, c’est aussi une source de préoccupation.
Le transport représente grossièrement 25 % de la consommation d’énergie du Canada et des émissions de gaz à effet de serre qui s’ensuivent. Les systèmes de condensation des avions augmentent le réchauffement climatique plus que le dioxyde de carbone. Nos routes coupent l’habitat nécessaire à la biodiversité. Les navires se rouillent dans l’eau, décharge des déchets dans la mer et créent le bruit qui nuit à la vie marine. Cependant, notre dépendance aussi que nos infrastructures actuelles rendent difficile la recherche de solutions.
Ce colloque met en évidence la recherche qui se fait concernant les transports modal et intermodal dans huit secteurs clés :
– aérien (modal)
– marine (modal)
– rail (modal)
– route (modal)
– systèmes de transport intelligents (intermodal)
– électrification (intermodal)
– infrastructures (intermodal)
– facteurs humains
Chaque mode a ses propres nuances opérationnelles et techniques : il s’avère donc impératif d’améliorer leurs opérations en conséquence. En même temps, les technologies intermodales doivent être appliquées intelligemment pour assurer des transitions homogènes entre chaque mode que ce soit pour le fret intermodal ou pour la mobilité urbaine.
Le transport au Canada représente approximativement 4,5 % du produit intérieur brut et grandit plus rapidement que toutes les autres industries. Avec l’évolution rapide des innovations technologiques, l’ensemble des compétences nécessaires changent rapidement aussi. Le succès d’un secteur dépend de la qualité et des qualifications de son personnel. En même temps, les gouvernements sont mis à rude épreuve dans leur mandat de développer des politiques fondées sur des preuves dans cet environnement extrêmement dynamique. La compréhension de la science et des solutions technologiques potentielles peut aider à créer un avenir où le transport sera le plus efficace et durable que possible. Finalement, le consommateur a très peu de connaissances sur l’incidence de ses décisions quotidiennes touchant le transport sur sa vie et sur l’environnement. Ce colloque est en mesure d’aider les chercheurs, les étudiants, nos élus et le grand public à comprendre comment la recherche, dans son ensemble et dans chaque mode, peut contribuer à une meilleure qualité de la vie.
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