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JOSEPH TCHINDA KENFO : École nationale d'administration publique
La question de la place du savoir dans le développement des sociétés africaines à travers l’image des universités et de ses intellectuels se pose avec acuité. Le nombre d’universités et d’enseignants et le faible maillage entre ces pôles de savoir et la société constituent en soi un paradoxe. Comment comprendre ce phénomène ? On voit se reproduire au sein des institutions universitaires des stéréotypes identitaires, linguistiques, ethno-tribaux et politico-politiciens. L’université est devenue un nouveau champ d'affrontements et les contingences nationales/domestiques y sont transposées. Au point où nombre d’auteurs s’accordent sur le fait que l’Afrique est malade de ses intellectuels qui ont largement failli et entretiennent des relations incestueuses avec le pouvoir politique. À côté, une catégorie d’intellectuels ont entrepris une entreprise de restauration des mémoires violées. C’est dans cette perspective que se situent les ateliers de la pensée de Dakar depuis 2016 dont l’un des objectifs entre autres est de réfléchir sur les formes de collaboration susceptibles de donner davantage de visibilité, de densité et de force, à la pensée, l’écriture et la création Afro-diasporique. C’est pourquoi, entre les savoirs savants (théoriques) et pratiques, nous pensons que l'urgence d'une rencontre s’impose. Cette rencontre est en mesure de créer des conditions nécessaires à l’émergence d’universitaires et intellectuels porteurs de causes pour une Afrique dé-marginalisée et audible.
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