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L’autorégulation des enfants âgés de 5 ans et la qualité des interactions en classe

NM

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Noémie Montminy : Université Laval

Résumé de la communication

L’autorégulation (AR) se définie comme la capacité de l'enfant à contrôler ses émotions, comportements et pensées (McClelland & Tominey, 2016). Des liens sont d'ailleurs établis entre l’AR de l'enfant et sa réussite éducative ultérieure (Blair, 2016). De manière à soutenir l’AR en contexte éducatif, Broekhuizen et ses collaborateurs (2017) suggèrent d'examiner la qualité des interactions, laquelle est reconnue comme le plus grand prédicteur de la réussite éducative chez l'enfant âgé de 4,6 ans (Sabol et al., 2017). L’objectif principal de cette étude est donc d’examiner le lien entre le niveau d’AR observé chez l'enfant et la qualité des interactions à l’éducation préscolaire. L’échantillon est composé de 32 enfants âgés en moyenne de 5 ans 3 mois (ET=3,5 mois) provenant de 9 classes d'éducation préscolaire. De manière à examiner leur niveau d’AR en classe, un outil d’observation systématique a été créé, lequel est titré Échelle d’observation de l’autorégulation en contexte de jeu symbolique (Montminy et Duval 2019). La qualité des interactions en classe a été mesurée à l’aide du Classroom Assessment Scoring System (Pianta et al., 2008), outil reconnu et validé sur le plan scientifique (p.ex. Pakarinen et al., 2010). Pour répondre à l’objectif principal, des analyses corrélationnelles ont notamment été menées à l'aide du logiciel SPSS. Les résultats obtenus ainsi que les implications futures, tant pour le milieu pratique que pour celui de la recherche, seront discutés.

Résumé du colloque

Les programmes d’éducation à la petite enfance (services de garde éducatifs et préscolaires) sont des contextes de rencontres entre la culture familiale et institutionnelle. Pour les familles issues de l’immigration, la fréquentation de ces services est souvent l’une des premières expériences d’imprégnation culturelle et linguistique qu’elles vivent de façon régulière et continue. Or, les recherches suggèrent que les jeunes enfants parlant une langue autre que le français sont perçus comme présentant des manques, plutôt que de profiter de leur potentiel de devenir plurilingues (Young, 2013). Divers écrits traitent des difficultés de communication avec l’enfant et sa famille et de l’apprentissage du français (Crutzen et Lucchini, 2007), mais moins souvent de la richesse que l’éveil à d’autres langues et cultures apporte aux enfants francophones (Armand, Hardy et Lemay, 2014; Audet, 2011) et de l’importance de l’éducation à la petite enfance pour l’établissement d’un respect et d’une valorisation de la diversité (Armand, 2014; Borri-Anadon et Duplessis-Masson, 2016).

Cette situation nous amène à nous questionner sur les pratiques éducatives mises en place dans les contextes éducatifs de la petite enfance qui reconnaissent et valorisent la diversité culturelle et linguistique, et nous invite à y penser avec les différents acteurs qui gravitent autour des enfants. L’enfant qui fréquente les milieux éducatifs y arrive avec des valeurs et des connaissances issues de son contexte familial. Afin de l’accueillir dans toute son unicité (MELS, 2001; MFA, 2007; MEESR, 2017), son milieu d’accueil doit reconnaître et respecter les diverses cultures dans lesquelles l’enfant vit. Ce symposium sera l’occasion pour les acteurs des milieux universitaires et de pratique de réfléchir à l’accueil des jeunes enfants et au respect de leur langue et de leur culture en contexte d’inclusion.

Contexte

section icon Thème du congrès 2019 (87e édition) :
Engager le dialogue savoirs – sociétés
section icon Date : 30 mai 2019

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