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Raouchen Methamem : Cégep Gérald-Godin
Les prévisions d’emploi par profession contribuent à une information sur le marché du travail (IMT) fiable et utile qui favorise la prise de décisions éclairées par les jeunes sur du marché du travail.
L’usage de ces prévisions est multiple. En plus d’être utilisées par les jeunes qui font un choix professionnel, leurs parents, les établissements d’enseignement ainsi que plusieurs autres acteurs du marché du travail, elles comptent aussi plusieurs utilisations au niveau institutionnel comme le Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES), le Ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI) et Services Québec, qui offre les services publics d’emploi aux jeunes.
Concernant les perspectives du marché du travail, les prévisions montrent que plus de 1,4 million de postes seront à pourvoir au Québec de 2017 à 2026. L’offre de main-d’œuvre proviendra en grande partie des jeunes actuellement sur les bancs d’école (54 %). De plus, la majeure partie des emplois créés exigeront minimalement un diplôme d’études collégiales.
L’analyse de l’état d’équilibre à moyen terme du marché du travail par profession présente les diagnostics pour les 500 professions : en déficit de main-d’œuvre, en surplus ou en équilibre. Les acteurs du marché du travail devront accentuer leurs efforts afin d’accroitre la quantité et la qualité de main-d’œuvre et ainsi favoriser une meilleure adéquation entre les besoins des employeurs et la main-d’œuvre disponible.
Organisé par l’Observatoire de la Francophonie économique de l’Université de Montréal en collaboration avec l’Observatoire Jeunes et Société de l’INRS, ce colloque porte sur la transition des jeunes des études vers le marché du travail au Canada et ailleurs dans le monde.
Dans tous les pays du monde, la jeunesse représente un potentiel de développement économique important. Même si les gouvernements accordent beaucoup de ressources à l’éducation, ce qui a permis de réaliser des progrès considérables sur le plan de la scolarisation des jeunes, il n’est pas certain que les occasions que représentent ces derniers sont concrétisées. Dans les faits, plusieurs économies éprouvent des difficultés à intégrer les jeunes au marché du travail et à tirer profit de leur potentiel productif. Ces difficultés découlent, d’une part, du fait que les systèmes éducatifs ne parviennent pas à former des jeunes qui répondent adéquatement aux besoins du marché du travail et, d’autre part, des faibles performances des économies en matière de création d’emplois productifs et de qualité au profit des nouveaux arrivants sur le marché du travail. Les taux de décrochage scolaire, les taux de surqualification professionnelle et la précarisation de l’emploi illustrent bien les difficultés en question.
Dans le cadre de ce colloque, nous procédons, dans un premier temps, à un examen de la situation des jeunes au Québec afin de jauger dans quelle mesure les ressources accordées à l’éducation par l’ensemble de la société sont rentabilisées dans le marché du travail. Par la suite, il s’agit d’examiner certaines pratiques impliquant le milieu du travail qui sont à même de faciliter la transition des jeunes du système éducatif vers le marché du travail et de permettre à l’économie de tirer le meilleur parti de son capital humain.
Enfin, le colloque est également l’occasion d’analyser les déterminants de l’exclusion des jeunes de l’emploi et de prendre connaissance de l’expérience de plusieurs pays en Afrique et en Asie.
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