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Hyppolyte Kouao : Université de Bordeaux. Centre Emile Durkheim
En Côte d’Ivoire, les jeunes restent le groupe le plus vulnérable1 avec des taux d’emploi inférieurs de 20 points à ceux des adultes. Dans cette optique, entre écoles publiques, écoles privées, universités d’État ou universités privées, on note autant d’options qui rendent fort varié le système éducatif pour essayer de l’arrimer au marché du travail. Et à cette diversité s’ajoute celle de l’apprentissage sur le tas, issu des secteurs d’activités informels des pays en voie de développement en général et de la Côte d’Ivoire en particulier. Ce secteur avec une part de 40 % dans le PIB de la Côte d’Ivoire échappe à la comptabilité nationale et absorbe une part croissante des « cadets sociaux ».
Dans cette même perspective, les progrès des TIC additionnés au taux de chômage galopant ont favorisé l’émergence des techniciens de téléphones portables non-diplômés qui exercent comme de véritables professionnels à tel enseigne que des diplômés et des non-diplômés en électronique y ont recours pour se former et renforcer leurs capacités.
À partir d’une vingtaine d’entretiens semi-directifs auprès de techniciens de téléphones portables, de diplômés et de non diplômés en électronique, nous avons mené une recherche pour comprendre les logiques sociales de ce recours.
Dès lors, on pourrait affirmer que la dualité formation-emploi est une stratégie pour s’insérer activement sur le marché de l’emploi ivoirien contrairement à ceux qui ne passent pas par ce circuit inhabituel.
Organisé par l’Observatoire de la Francophonie économique de l’Université de Montréal en collaboration avec l’Observatoire Jeunes et Société de l’INRS, ce colloque porte sur la transition des jeunes des études vers le marché du travail au Canada et ailleurs dans le monde.
Dans tous les pays du monde, la jeunesse représente un potentiel de développement économique important. Même si les gouvernements accordent beaucoup de ressources à l’éducation, ce qui a permis de réaliser des progrès considérables sur le plan de la scolarisation des jeunes, il n’est pas certain que les occasions que représentent ces derniers sont concrétisées. Dans les faits, plusieurs économies éprouvent des difficultés à intégrer les jeunes au marché du travail et à tirer profit de leur potentiel productif. Ces difficultés découlent, d’une part, du fait que les systèmes éducatifs ne parviennent pas à former des jeunes qui répondent adéquatement aux besoins du marché du travail et, d’autre part, des faibles performances des économies en matière de création d’emplois productifs et de qualité au profit des nouveaux arrivants sur le marché du travail. Les taux de décrochage scolaire, les taux de surqualification professionnelle et la précarisation de l’emploi illustrent bien les difficultés en question.
Dans le cadre de ce colloque, nous procédons, dans un premier temps, à un examen de la situation des jeunes au Québec afin de jauger dans quelle mesure les ressources accordées à l’éducation par l’ensemble de la société sont rentabilisées dans le marché du travail. Par la suite, il s’agit d’examiner certaines pratiques impliquant le milieu du travail qui sont à même de faciliter la transition des jeunes du système éducatif vers le marché du travail et de permettre à l’économie de tirer le meilleur parti de son capital humain.
Enfin, le colloque est également l’occasion d’analyser les déterminants de l’exclusion des jeunes de l’emploi et de prendre connaissance de l’expérience de plusieurs pays en Afrique et en Asie.
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