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Emmanuel Lépine : Cégep de Trois-Rivières
Les adhésifs permettent d’élargir les applications potentielles du bois et d’en utiliser les résidus pour faire des produits à valeur ajoutée. Avec la diminution du diamètre moyen des tiges en Amérique du Nord et la volonté des concepteurs de produire des pièces de bois d’ingénierie toujours plus volumineuses, l’utilisation d’adhésifs pour le bois se trouve donc augmentée. La plupart des adhésifs utilisés sont cependant issus du pétrole qui est une ressource polluante, non renouvelable et toxique. La majorité des adhésifs utilisés sont des polymères thermodurcissables, peu biodégradables et non recyclables. L’inclusion d’adhésifs de source biologique, provenant d’organismes vivants, fait son chemin depuis quelques décennies. Avant l’arrivée du pétrole, les adhésifs utilisés étaient à base de protéines (sang animal, collagène, soja, caséine), mais ceux-ci présentaient certains défauts comme une faible vitesse de durcissement et une faible résistance à l’eau. Les adhésifs biosourcés utilisés actuellement sont généralement des mélanges de composés biosourcés et de composés pétrochimiques, afin d’atteindre les standards industriels. Comment pourrait-on arriver à un adhésif 100 % biosourcé qui répondrait à toutes les normes de l’industrie en matière de résistance mécanique, de vitesse de durcissement et de résistance à l’eau, tout en étant compétitif économiquement? La présente session tentera d’amener des pistes de réponses à cette question.
Les découvertes et applications entourant le bois se multiplient. La recherche entourant cette matière première est vaste puisqu’il faut d’abord connaître et caractériser cette ressource renouvelable pour ensuite la transformer en produits écoresponsables. Les avancées permettent entre autres d’allonger la vie des produits, d’améliorer la force des structures de bâtiments, de réduire l’empreinte écologique ou encore d’améliorer l’efficacité énergétique. La force de ces avancées repose sur des collaborations entre chercheurs qui allient architecture et génie des matériaux, chimie et sciences du bois, génie physique et sciences forestières. Tous travaillent vers un même but : valoriser le bois, un matériau biosourcé et renouvelable issu de nos forêts afin de réduire l’empreinte environnementale des produits et des bâtiments. Bien qu’utilisé depuis des millénaires, le bois possède encore des propriétés méconnues dont on souhaite tirer profit pour créer des matériaux plus durables qui feront partie de nos vies. Le présent colloque vise à présenter quelques-unes de ces avenues pour une meilleure valorisation du bois. Les présentations seront regroupées en quatre thèmes touchant les nouveaux matériaux de construction biosourcés, les avancées dans les produits de finition du bois, la production de bioénergie et le développement de solutions de décontamination à base de bois.
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