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Les albums de fiction réaliste : Compagnons didactiques de choix pour un renouveau en éducation scientifique et technologique à l’école.

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Mohamed Soudani : Université Claude-Bernard-Lyon-I

Résumé de la communication

La question de la qualité de l’éducation scientifique n’est pas récente et les recherches didactiques continuent d’en pointer des défauts. Ces derniers apparaissent comme résultant d’une pédagogie de la réussite, difficilement conciliable avec une pédagogie de la construction, de l’imagination, de l’invention et de l’autonomie de pensée chez les élèves. La visée de cette conférence plénière est de susciter une réflexion collective autour de la mobilisation d’un cadre théorique novateur comme levier favorisant cette pédagogie. Ce cadre, issu de la mise en œuvre synergique de deux théories épistémologiques, les mondes possibles de D. Lewis et la sémiotique de C.S. Peirce, permet de sélectionner une catégorie spécifique d’albums jeunesse, dits de fiction réaliste, propice à une véritable éducation scientifique et technologique à tous les âges. L’attrait des enfants pour les albums jeunesse, n’est pas à démontrer. Avec leur curiosité insatiable, et leur capacité imaginative naturelle (bridée par la pédagogie de réussite), ils vivent une immersion totale dans le récit de fiction. Toutefois, même si ces albums sont d’usage familier en classe, ce dernier gagnerait à être le fruit d’une formation rationnelle de professionnalisation des enseignants, plutôt que le résultat d’accumulation de pratiques intuitives, pas forcément réfléchies. Qu’est-ce qu’un album de fiction réaliste et comment son usage didactique permet-il de passer d’une logique d’instruction à une logique d’éducation ?

Résumé du colloque

Bien qu’elles ne figurent au bulletin de l’élève qu’à partir du deuxième cycle, les sciences et technologies font partie des programmes d’enseignement tout au long du préscolaire et du primaire au Québec. Pourtant, leur place réelle au sein des écoles reste fragile et un avis du Conseil supérieur de l’éducation (CSE) publié en 2013 indique que l’enseignement des sciences et technologies au primaire ne respecte pas les prescriptions officielles au Québec. De plus, les activités d’apprentissage réalisées en classe ne sont pas toujours centrées sur une approche par investigation et conduisent trop souvent encore à construire des savoirs propositionnels sans que les élèves ne puissent construire de problèmes scientifiques avec le soutien des enseignants. Cette situation n’est ni nouvelle ni limitée au Québec, et ne cesse d’interpeller les didacticiens des sciences. De nombreux travaux ont pu donner des pistes pour comprendre ce qui conduit à cette situation, comme le rôle de la stratification des matières scolaires (les matières dites « de base » et les autres) chez les enseignants du primaire ou le faible sentiment d’auto-efficacité des enseignants dans les domaines scientifiques. Cependant, force est de constater qu’ils n’ont pas permis de modifier sensiblement la situation. Ce colloque se propose donc de faire un état des lieux de l’enseignement des sciences et technologies au préscolaire et au primaire basé sur les travaux menés en didactique et d’envisager des leviers qui pourraient améliorer la situation. Plus précisément, le colloque cherchera à voir comment les recherches en didactique des sciences et technologies permettent ou non d’envisager la mise en place d’une véritable éducation aux sciences et aux technologies.

Contexte

section icon Thème du congrès 2019 (87e édition) :
Engager le dialogue savoirs – sociétés
section icon Date : 30 mai 2019

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