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Sophie Calmé : Université de Sherbrooke
Les changements globaux provoquent de nombreuses modifications dans le fonctionnement des écosystèmes. Ainsi, pour diverses raisons, des espèces fauniques interagissent de façon négative avec les humains. C’est le cas de nombreux grands carnivores, qui ont un impact sur les humains ou leurs activités, et qui en retour sont persécutés. On a appelé ces interactions négatives des conflits humains-faune. Cependant, plusieurs études ont montré que la réduction des impacts a peu d’effet sur les positions des acteurs affectés, et que les conflits sont plutôt entre acteurs à propos de la gestion des espèces fauniques concernées. En utilisant le cas du jaguar dans une frontière agricole au Mexique, nous avons exploré les facteurs sous-jacents du conflit en lien avec cette espèce. Nous avons mis en évidence que les préoccupations reliées à la question de justice sociale sont considérées à l’origine des conflits en lien avec le jaguar dans cette région. Ainsi, l’expérience de perte de bétail influence très peu la perception du conflit qu’ont les éleveurs. Ils soulignent plutôt l'importance des relations humaines, comme la cohérence au sein du groupe auquel ils s’identifient ou la perception des entités responsables de la gestion du jaguar. Nous proposons que la gestion des conflits liés à la biodiversité tienne compte du sentiment d’injustice des acteurs et que des processus inclusifs soient mis en place afin de réconcilier des perspectives de justice parfois contradictoires.
Depuis quelques décennies, les changements globaux induits par l’humain s’accélèrent et engendrent plusieurs nouveaux stress et une plus grande imprévisibilité environnementale. Ces nouveaux stress menacent la pérennité de plusieurs espèces et écosystèmes au Canada. Comme les enjeux sont souvent différents selon que l’on se trouve en milieu urbain, agricole ou naturel, une étude d’impact pour chacun de ces différents milieux est essentielle pour mieux anticiper l’impact des changements globaux sur l’ensemble des écosystèmes canadiens. Dans ce contexte, il est important de déterminer les espèces ou les écosystèmes les plus vulnérables face à ces changements environnementaux, mais surtout de mieux comprendre les processus d’adaptation et de résilience des écosystèmes forestiers terrestres et aquatiques afin de développer des stratégies d’aménagement ou de gestion mieux adaptées aux conditions environnementales à venir.
Les changements globaux auront également des impacts importants sur l’humanité qui vit et dépend des écosystèmes forestiers terrestres et aquatiques. En effet, les communautés humaines dépendent de ces écosystèmes pour plusieurs types de services, dont les services d’approvisionnement (la production de produits tangibles), les services de régulation (p. ex., prévention des inondations) et les services socioculturels (spiritualité, loisir). Les communautés humaines et les écosystèmes sont fortement liés à travers une myriade de relations complexes. Ces systèmes socioécologiques seront directement affectés par les changements globaux (par leur influence sur l’abondance et la qualité des services écosystémiques) ainsi que par les mesures de mitigation adoptées pour contrer les impacts des changements globaux sur les écosystèmes.
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