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Michael Rosen : Tree Canada
Avec plus de la moitié de la population mondiale vivant en milieu urbain, l’urbanisation reste un défi global. Particulièrement au Canada ou 82% de la population vit maintenant en milieu urbain – très loin des stéréotypes des « coupeurs de bois ». La foresterie urbaine au Canada est dominée par trois thèmes distincts : le support superficiel au niveau du gouvernement provincial et fédéral, le dévouement de certains individus pour pousser la foresterie urbaine de l’avant, et finalement l’importance du rôle des catastrophes naturelles. Dans le début du 20e siècle une croissance dans le temps de loisir créa un système national de parcs nationaux par nécessité. Ces parcs ont été augmentés par des plantations de rue sans beaucoup de planification, créant des zones de monocultures. Malgré que la gestion des forêts urbaines au Canada se soit améliorée, il reste encore plusieurs défis : le manque d’approche stratégique aux niveaux provincial et fédéral, l’étalement et la densification des espaces urbanisés, le coût du maintien des infrastructures vertes, particulièrement en raison des changements climatiques et de la pollution atmosphérique. Les changements climatiques ont plusieurs effets négatifs sur la survie des arbres. Ceux-ci jouent également un rôle sur la répartition des espèces adaptées à nos conditions urbaines en plus d’augmenter la vulnérabilité de nos forêts urbaines aux espèces envahissantes et aux maladies.
Depuis quelques décennies, les changements globaux induits par l’humain s’accélèrent et engendrent plusieurs nouveaux stress et une plus grande imprévisibilité environnementale. Ces nouveaux stress menacent la pérennité de plusieurs espèces et écosystèmes au Canada. Comme les enjeux sont souvent différents selon que l’on se trouve en milieu urbain, agricole ou naturel, une étude d’impact pour chacun de ces différents milieux est essentielle pour mieux anticiper l’impact des changements globaux sur l’ensemble des écosystèmes canadiens. Dans ce contexte, il est important de déterminer les espèces ou les écosystèmes les plus vulnérables face à ces changements environnementaux, mais surtout de mieux comprendre les processus d’adaptation et de résilience des écosystèmes forestiers terrestres et aquatiques afin de développer des stratégies d’aménagement ou de gestion mieux adaptées aux conditions environnementales à venir.
Les changements globaux auront également des impacts importants sur l’humanité qui vit et dépend des écosystèmes forestiers terrestres et aquatiques. En effet, les communautés humaines dépendent de ces écosystèmes pour plusieurs types de services, dont les services d’approvisionnement (la production de produits tangibles), les services de régulation (p. ex., prévention des inondations) et les services socioculturels (spiritualité, loisir). Les communautés humaines et les écosystèmes sont fortement liés à travers une myriade de relations complexes. Ces systèmes socioécologiques seront directement affectés par les changements globaux (par leur influence sur l’abondance et la qualité des services écosystémiques) ainsi que par les mesures de mitigation adoptées pour contrer les impacts des changements globaux sur les écosystèmes.