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Abdessamad Baatti : UQAC-Université du Québec à Chicoutimi
Les chercheurs consacrent beaucoup d’énergie et d’attention au développement de matériaux nanocomposites à base de polyoléfines. Ces matériaux thermoplastiques, peu coûteux, sont les plus utilisés de nos jours. Ils sont disponibles dans une large variété de formulations dotées de propriétés variées : polyéthylène haute densité, polypropylène, polychlorure de vinyle, etc. L’extrusion, technique utilisée pour les transformer, est préférée par les chercheurs pour fabriquer les nanocomposites. Malgré ses avantages, l’extrusion nécessite des températures de mise en œuvre relativement élevées auxquelles certaines charges, en particulier de nature végétale, résistent difficilement. C’est le cas des nanocristaux de cellulose (NCC). C’est nanocristaux, dotés de propriétés mécaniques et chimiques séduisantes, peuvent servir à la fabrication de nanocomposite par la voie fondue. Cependant, leur faible stabilité thermique ainsi que leur incompatibilité de surface avec les thermoplastiques représentent les deux problématiques majeures dans ce processus. Pour résoudre celles-ci, nous avons pensé à une modification chimique de la surface de ces nanocristaux. La deuxième solution, réside dans l’application de la technique d’attrition pour défaire les agglomérats de nanoparticules et fabriquer ainsi un nanocomposite possédant des propriétés intrinsèques homogènes. Le présent travail résume les différentes étapes de ce processus et présentent les résultats obtenus.
En raison des contraintes environnementales et économiques, plusieurs laboratoires internationaux ont entrepris des travaux sur la valorisation de la biomasse dans des produits écologiques. Par ailleurs, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) considère la biomasse comme une solution pour le développement ou l’amélioration des bioproduits en remplacement de ceux issus des carburants fossiles ou de procédés industriels polluants. Plus récemment, outre la valorisation des ressources naturelles abondantes (lin, bois, chanvre, etc.), une attention particulière a été portée aux grandes quantités de rejets agricoles (déchets des plantes légumineuses et fruitières) ou industriels (sciures de bois, par exemple). Ces déchets entraînent des problèmes sérieux pour l’environnement et la gestion des espaces. Une transformation de ces déchets en de nouveaux produits à valeur ajoutée s’impose et peut être génératrice de nouvelles richesses en revenus et en emplois. Les exemples d’application des résidus et des ressources agroforestières dans des produits écologiques sont multiples, et les efforts sont répartis à travers la planète. Cela aura des effets avantageux au niveau environnemental et économique. C’est dans ce cadre que le colloque s’inscrit. Quelques exemples d’utilisation des résidus et des ressources agroforestières renouvelables, relatifs à des initiatives d’ici et d’ailleurs, seront présentés.
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