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Alain Huot : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières
Depuis plusieurs années, la gouvernance en éducation est axée sur les résultats (Brassard, Lusignan et Pelletier, 2013). Dans les écoles, ce mode de gouvernance engendre de la résistance (Dallaire, 2018) et de l’incompréhension (Dutercq et Cululou, 2013) de la part des différents acteurs qui y travaillent. Pourtant, tous s'accordent avec cet idéal de réussite éducative (Feyfant, 2014). Dans ce contexte, comment peut-on amener les programmes universitaires qui forment les directions d’école à s’intéresser à la gestion axée sur les résultats ? L’amélioration continue des programmes de formation exige une planification initiale rigoureuse et une mise à jour continue afin de bien répondre aux besoins de formation. Comment peut-on suivre ces évolutions?
C’est à ces questions que souhaite répondre cette communication en présentant l’utilisation d’une matrice de Colletti (2013) en tant que tableau de bord de gestion (Voyer 1999) au service des pratiques évaluatives (Beaudoin, Lefrançois et Ouellet, 1986) et pédagogiques. Les tableaux de bord permettent à la fois un moyen de prise de conscience (Temperman, Depover et De Lièvre, 2007) et de suivi. Leur utilisation favorise la collaboration des différents acteurs (Mouvement québécois de la qualité, 2018) en milieu universitaire en plus de rassembler des résultats pour suivre et améliorer la réussite académique. Ainsi, la communication présentera et analysera un cas expérimenté en milieu universitaire québécois.
Que peuvent faire les universités et les grandes écoles pour offrir des programmes d’études centrés sur l’apprentissage? Ce colloque apporte quelques éléments de réponse à cette question qui, dans la mouvance du Scholarship of Curriculum Practice (SoCp), invite les enseignants, les étudiants, les conseillers pédagogiques, les administrateurs et les membres de la communauté à explorer de quelles façons ils peuvent interagir, et coopérer, pour déployer une nouvelle offre de formation innovante qui place l’apprentissage des étudiants au cœur de tout projet de transformation partielle ou totale (Pelletier et Huot, 2017). Les dimensions sociales, politiques et culturelles de toute entreprise de conception (besoins et design), d’implantation (comportements décisionnels) et d’évaluation (qualité et pertinence) de programmes sont discutées. Ces trois temps de déploiement balisent la présentation de différentes recherches sur le curriculum, concept englobant à fois les contenus d’enseignement, les dispositifs pédagogiques, les programmes d’études, les valeurs éducatives et les idéologies qui influencent le développement de ces dimensions (Béchard, 2016). Afin de refléter la diversité curriculaire, des comptes rendus de pratiques réflexives centrées sur la création ou la réforme de programmes existants dans les champs professionnels, dans les sciences et technologies et dans les arts et sciences humaines sont décortiqués. À la toute fin, la notion de coopération, objet bien connu en sciences sociales, sert de trait d’union entre toutes ces expériences de terrain et soulève une série de questions n’ayant pas encore trouvé de réponses satisfaisantes. Il est entendu que la coopération, qu’elle soit spontanée ou organisée, formelle ou informelle, relève de l’action conjointe pour répondre à un but commun. En termes sociologiques, elle s’inscrit dans la logique du don (donner, recevoir, rendre), et non dans celle du tout pour soi (prendre, refuser, garder). Ainsi, une innovation réussie est la manifestation d’une dynamique de coopération organisationnelle centrée sur le don-contre-don (Alter, 2009).
Titre du colloque :