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Noémia Ruberto : UQO - Université du Québec en Outaouais
L’apprentissage de l’orthographe lexicale, soit la façon d’écrire les mots selon la norme, constitue un défi de taille pour les élèves (Fayol et Jaffré, 2014). Les études descriptives menées auprès d’élèves québécois montrent que la plupart des erreurs d’orthographe lexicale sont associées aux propriétés visuelles des mots et, plus précisément, aux phonèmes multigraphémiques (même son s’écrivant de plusieurs manières) et aux lettres muettes (Daigle et al., 2016). Une attention particulière doit donc être accordée à l’enseignement de ces phénomènes. Pour définir le contexte d’enseignement le plus favorable à l’apprentissage des phonèmes multigraphémiques et des lettres muettes, deux dispositifs d’enseignement ont été testés dans six classes de 2e année du primaire (n=131 élèves) selon l’une des conditions suivantes : 1) enseignement des propriétés visuelles et sémantiques, 2) enseignement des propriétés visuelles, 3) condition contrôle. Pour mesurer les effets de l’intervention, l’orthographe des 24 mots enseignés a été évaluée à l’aide d’une dictée trouée avant et après l’intervention. Les principaux résultats indiquent que les élèves ayant bénéficié de l’intervention progressent davantage que ceux n’en ayant pas tiré profit. De plus, peu de différences sont observées entre les deux groupes ayant reçu l’intervention. Ces résultats seront discutés afin de montrer l’importance d’instaurer des pratiques d’enseignement qui favorisent l’apprentissage de l’orthographe lexicale.
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