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Virginie Angers : Ville de Montréal
En 2015, l’agglomération de Montréal a adopté son Plan d’adaptation aux changements climatiques 2015-2020. Plusieurs mesures d’adaptation en ont découlé et ciblent notamment la réduction des îlots de chaleur, la protection de la biodiversité et la gestion des eaux de ruissellement. De par leur capacité à rafraîchir significativement le microclimat local, les arbres constituent des infrastructures vertes de plus en plus utilisées dans la lutte aux îlots de chaleur. Afin d’accroître les services rendus par la nature aux citoyens en matière de santé et de qualité de vie, la Ville de Montréal s’est fixé l’ambitieux objectif de faire passer l’indice de canopée de 20 à 25% d’ici 2025 sur l’ensemble de son territoire. Dans un contexte urbain dense, où l’espace est rare et les conditions environnementales très contraignantes, trois initiatives visant l'adaptation aux changements climatiques ainsi que l'accroissement de la biodiversité à Montréal seront présentées : Le renforcement de la canopée, qui vise à augmenter la population d’arbres; le programme de déminéralisation, dont l’objectif est de créer de nouveaux emplacements et de fournir des conditions de croissance adéquates pour les arbres; et l’analyse de la diversité du patrimoine arboricole qui a pour but d’accroître la résilience de la forêt urbaine. Outre les facteurs biophysique, la réussite de ces initiatives est tributaire de multiples facteurs structurels, sociaux et liés à la gouvernance qui seront aussi abordés.
Depuis quelques décennies, les changements globaux induits par l’humain s’accélèrent et engendrent plusieurs nouveaux stress et une plus grande imprévisibilité environnementale. Ces nouveaux stress menacent la pérennité de plusieurs espèces et écosystèmes au Canada. Comme les enjeux sont souvent différents selon que l’on se trouve en milieu urbain, agricole ou naturel, une étude d’impact pour chacun de ces différents milieux est essentielle pour mieux anticiper l’impact des changements globaux sur l’ensemble des écosystèmes canadiens. Dans ce contexte, il est important de déterminer les espèces ou les écosystèmes les plus vulnérables face à ces changements environnementaux, mais surtout de mieux comprendre les processus d’adaptation et de résilience des écosystèmes forestiers terrestres et aquatiques afin de développer des stratégies d’aménagement ou de gestion mieux adaptées aux conditions environnementales à venir.
Les changements globaux auront également des impacts importants sur l’humanité qui vit et dépend des écosystèmes forestiers terrestres et aquatiques. En effet, les communautés humaines dépendent de ces écosystèmes pour plusieurs types de services, dont les services d’approvisionnement (la production de produits tangibles), les services de régulation (p. ex., prévention des inondations) et les services socioculturels (spiritualité, loisir). Les communautés humaines et les écosystèmes sont fortement liés à travers une myriade de relations complexes. Ces systèmes socioécologiques seront directement affectés par les changements globaux (par leur influence sur l’abondance et la qualité des services écosystémiques) ainsi que par les mesures de mitigation adoptées pour contrer les impacts des changements globaux sur les écosystèmes.
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