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Pleine conscience : un moyen parmi d’autres d’aider les personnes à risque de développer la maladie d’Alzheimer ainsi que leurs proches aidants

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Carol Hudon

Résumé de la communication

En 2015, pour la première fois dans l’histoire du Canada, les personnes âgées de 65 ans et plus sont devenus plus nombreuses que les enfants de moins de 14 ans. Ce vieillissement démographique fait en sorte que le nombre de cas de maladie d’Alzheimer est en très forte croissance. Hormis ses effets dévastateurs pour la personne atteinte, la maladie d’Alzheimer occasionne une détresse psychologique chez la plupart des proches aidants. Devant l’absence de médicaments pour ralentir ou freiner l’évolution de la maladie, de nombreux chercheurs se sont tournés vers le développement de traitements non pharmacologiques. Les interventions basées sur la pleine conscience (IBPC) font partie des traitements prometteurs. En effet, la capacité des IBPC d’améliorer la santé psychologique par l’entraînement de l’acceptation et la surveillance attentive est soutenue par une vaste littérature. Lors de cette conférence, des résultats seront présentés sur l’effet d’une IBPC sur la santé psychologique de personnes à risque de développer la maladie d’Alzheimer. Les effets bénéfiques potentiels sur la santé psychologique des proches aidants seront également abordés.

Résumé du colloque

Le phénomène du vieillissement de la population est bien documenté, tout comme ses répercussions sur l’organisation actuelle et future des services aux personnes âgées. En effet, le besoin des personnes âgées de demeurer à domicile le plus longtemps possible, combiné à la diversité et à l’évolution des profils de santé, impose des défis cliniques et organisationnels d’envergure. Dès lors, plusieurs questions doivent être discutées à des fins de planification et de fourniture de soins et de services : est-ce que les pratiques actuelles considèrent suffisamment l’autonomie pour que les personnes âgées soient en mesure de demeurer à domicile? Est-ce qu’on tient suffisamment en compte le « bien vieillir » et ses conséquences en termes d’approche préventive? Comment concilier le besoin d’autonomie des personnes âgées et le soutien requis pour la préserver, voire la renforcer? Le concept d’autonomie est central dans la relation de soins aux personnes âgées (praticiens et proches aidants), mais la manière de concevoir et de soutenir celle-ci est plutôt restrictive. Une voie prometteuse serait de mieux concilier deux aspects de l’autonomie pouvant apparaître comme étant contradictoires : l’autonomie décisionnelle (indépendance) et l’autonomie relationnelle (interdépendance) (Entwisler et al., 2010). L’avancement des connaissances sur les pratiques innovantes en matière d’autonomie (pleine conscience, réalité virtuelle, gérontotechnologie) peut aussi contribuer à répondre aux questions de fond entourant l’enjeu de l’autonomie des personnes âgées, de manière préventive et tout au long des étapes du vieillissement. La dimension éthique de l’autonomie sera également discutée en lien avec d’autres valeurs comme la protection, la dignité et la solidarité.

Contexte

section icon Thème du congrès 2019 (87e édition) :
Engager le dialogue savoirs – sociétés
section icon Date : 30 mai 2019

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