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Alexandre Morin-Bernard : Université Laval
Dans le but de réduire l’empreinte écologique des bâtiments, les concepteurs optent plus que jamais pour des produits de bois d’ingénierie, comme le lamellé-collé, en remplacement de matériaux à l’empreinte écologique plus importante comme l’acier ou le béton. En plus d’utiliser rationnellement une matière renouvelable, ces produits à valeur ajoutée se distinguent par leurs propriétés mécaniques compétitives. Très peu utilisées dans le bois lamellé-collé, les espèces feuillues suscitent un intérêt grandissant en raison de leur disponibilité, de leur résistance mécanique et d’une apparence esthétique différente des produits fabriqués à partir d’espèces résineuses. Chaque année au Québec, la moitié de la possibilité forestière en feuillus n’est pas attribuée et les volumes récoltés ne sont pas pleinement valorisés. L’objectif du projet est d’évaluer la faisabilité technique d’un bois lamellé-collé composé d’espèces feuillues du nord-est de l’Amérique du Nord. Des essais de résistance au cisaillement ont été réalisés à partir de pièces de six espèces assemblées avec cinq adhésifs dans le but de réaliser une sélection. À partir de celle-ci, des pièces seront aboutées selon deux géométries de joint à entures multiples et leur résistance en traction sera mesurée. Les propriétés mécaniques des espèces et l’impact des défauts sur leur résistance seront aussi évalués. Les résultats du projet pourraient accroître les débouchés à forte valeur ajoutée pour les bois d’espèces feuillues.
Les découvertes et applications entourant le bois se multiplient. La recherche entourant cette matière première est vaste puisqu’il faut d’abord connaître et caractériser cette ressource renouvelable pour ensuite la transformer en produits écoresponsables. Les avancées permettent entre autres d’allonger la vie des produits, d’améliorer la force des structures de bâtiments, de réduire l’empreinte écologique ou encore d’améliorer l’efficacité énergétique. La force de ces avancées repose sur des collaborations entre chercheurs qui allient architecture et génie des matériaux, chimie et sciences du bois, génie physique et sciences forestières. Tous travaillent vers un même but : valoriser le bois, un matériau biosourcé et renouvelable issu de nos forêts afin de réduire l’empreinte environnementale des produits et des bâtiments. Bien qu’utilisé depuis des millénaires, le bois possède encore des propriétés méconnues dont on souhaite tirer profit pour créer des matériaux plus durables qui feront partie de nos vies. Le présent colloque vise à présenter quelques-unes de ces avenues pour une meilleure valorisation du bois. Les présentations seront regroupées en quatre thèmes touchant les nouveaux matériaux de construction biosourcés, les avancées dans les produits de finition du bois, la production de bioénergie et le développement de solutions de décontamination à base de bois.
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