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Prédiction du module de cisaillement (GLR) pour sept espèces du bois en utilisant des méthodes destructives et non destructives (méthodes d’ultrason et de résonnance)

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wiem jarboui : UQAT - Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue

Résumé de la communication

Dans le domaine structurel du bois, il est nécessaire d’évaluer l’efficacité des méthodes destructives et non destructives pour prédire le module de cisaillement du bois. Cette nécessité est due aux difficultés expérimentales lors de réaliser un essai statique de cisaillement dans le cas du bois. Cette recherche vise à étudier la relation entre les modules d’élasticité et de cisaillement du bois mesurés par les méthodes destructives (essais de compression et de flexion) et non destructives (méthodes d’ultrason et de résonnance). Sept essences du bois ont été sélectionnées pour cette étude (épinette blanche, bouleau blanc, peuplier hybride, peuplier faux-tremble, pin gris, mélèze et thuya occidental). Les résultats montrent que la corrélation la plus élevée entre le module d’élasticité et celui de cisaillement a été obtenue par les méthodes non destructives (R2>0,79), par rapport à celles destructives (essai de compression R2=0,37 et de flexion R2 = 0,49). La forte corrélation a été obtenue dans le cas de la méthode de résonnance de flexion (R2=0,96) comparé à la résonnance longitudinale (R2=0,95) et l’ultrason (R2=0,79). Ainsi, les modules d’élasticité dynamiques et statiques sont fortement corrélés (R2=0,80-0,99), ce qui permet de prédire le module de cisaillement du bois en appliquant un essai statique. Les méthodes non destructives, notamment la méthode de résonnance, se sont révélées être plus fiables pour estimer précisément le module du cisaillement du bois.

Résumé du colloque

Les découvertes et applications entourant le bois se multiplient. La recherche entourant cette matière première est vaste puisqu’il faut d’abord connaître et caractériser cette ressource renouvelable pour ensuite la transformer en produits écoresponsables. Les avancées permettent entre autres d’allonger la vie des produits, d’améliorer la force des structures de bâtiments, de réduire l’empreinte écologique ou encore d’améliorer l’efficacité énergétique. La force de ces avancées repose sur des collaborations entre chercheurs qui allient architecture et génie des matériaux, chimie et sciences du bois, génie physique et sciences forestières. Tous travaillent vers un même but : valoriser le bois, un matériau biosourcé et renouvelable issu de nos forêts afin de réduire l’empreinte environnementale des produits et des bâtiments. Bien qu’utilisé depuis des millénaires, le bois possède encore des propriétés méconnues dont on souhaite tirer profit pour créer des matériaux plus durables qui feront partie de nos vies. Le présent colloque vise à présenter quelques-unes de ces avenues pour une meilleure valorisation du bois. Les présentations seront regroupées en quatre thèmes touchant les nouveaux matériaux de construction biosourcés, les avancées dans les produits de finition du bois, la production de bioénergie et le développement de solutions de décontamination à base de bois.

Contexte

section icon Thème du congrès 2019 (87e édition) :
Engager le dialogue savoirs – sociétés
section icon Date : 30 mai 2019

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