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Christian BIZIER : INRS - Institut national de la recherche scientifique
La question du temps s’est imposée à l’urbanisme européen, au tournant du XXIe siècle, en réponse à des pressions populaires pour l’adaptation des villes à une accélération de la vie quotidienne (Lefebvre, 1961, 2004; Bonfiglioli, 1997; Rosa, 2010). Le mouvement suscite notamment l’élaboration de politiques temporelles et la création d’instruments spécifiques de gouvernance municipale, comme les bureaux des temps (Mallet, 2014). Or, cet intérêt pour le temps en urbanisme ne trouve pas les mêmes échos au Québec, le problème temporel étant souvent perçu sous un angle social qui échappe aux municipalités (Brais, 2005-A; 2005-B). Le Québec connaît néanmoins un recours de plus en plus systématique à des installations temporaires servant à tester différentes configurations possibles des espaces publics, notamment dans le cas des rues, qui peuvent être conçues comme des « espaces-temps » auxquels les individus accordent diverses significations. Dans un tel contexte, l’objectif de cette proposition est d’amorcer une réflexion sur les transformations du « sens de la rue » générées par de telles expériences éphémères. À partir d’une revue des écrits exhaustive et d’une analyse documentaire portant sur des exemples d’installations et de projets temporaires issus des villes de Québec et de Rouyn Noranda, nous questionnerons la façon dont la notion d’urbanisme temporel favorise un arrimage de différentes vocations socio-territoriales de la rue (Bédard & Breux, 2011; Breux & Bédard, 2013).
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