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Une option de gouvernance adaptée au système socio-écologique forestier des Mi'gmaq de Gespeg : l'aire protégée de type VI

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Denis Blouin : Université Laval

Résumé de la communication

À l’ère pré-coloniale, les Mi’gmaq de Gespeg appliquait une pression faible sur l’écosystème forestier gaspésien. Avec le développement de l’exploitation forestière, puis son industrialisation et sa mécanisation, l'écosystème forestier a été significativement transformé. Ces changements ont été causés en grande partie par les prélèvements de bois des différentes époques. Ce phénomène anthropique a mené entre autres à la transformation, à l’homogénéisation et au rajeunissement des peuplements forestiers. Pendant plus de deux siècles, l’utilisation de la forêt à une fin d’approvisionnement en matière ligneuse a fait négliger les autres services écosystémiques de la forêt gaspésienne. Suivant leur vision traditionnelle englobante et multiforme de la forêt, les Mi’gmaq de Gespeg mettent de l’avant un projet de gouvernance forestière novateur. Cette gouvernance participative et collaborative se veut un intégrateur des différents rôles de l’écosystème forestier tant au niveau environnemental, socioculturels qu’économique. D’un point de vue technico-légal, leur projet de forêt communautaire vise à créer une aire protégée de catégorie VI, soit qui permet une utilisation durable des ressources naturelles sur une portion de sa superficie. Ce modèle de gouvernance permet d’envisager une approche pour planifier et gérer le territoire, qui n’omet pas d’aspect du sytème socio-écologique de la région de Gaspé, permettant ainsi de mieux supporter la capacité d’adaptation de la forêt.

Résumé du colloque

Depuis quelques décennies, les changements globaux induits par l’humain s’accélèrent et engendrent plusieurs nouveaux stress et une plus grande imprévisibilité environnementale. Ces nouveaux stress menacent la pérennité de plusieurs espèces et écosystèmes au Canada. Comme les enjeux sont souvent différents selon que l’on se trouve en milieu urbain, agricole ou naturel, une étude d’impact pour chacun de ces différents milieux est essentielle pour mieux anticiper l’impact des changements globaux sur l’ensemble des écosystèmes canadiens. Dans ce contexte, il est important de déterminer les espèces ou les écosystèmes les plus vulnérables face à ces changements environnementaux, mais surtout de mieux comprendre les processus d’adaptation et de résilience des écosystèmes forestiers terrestres et aquatiques afin de développer des stratégies d’aménagement ou de gestion mieux adaptées aux conditions environnementales à venir.

Les changements globaux auront également des impacts importants sur l’humanité qui vit et dépend des écosystèmes forestiers terrestres et aquatiques. En effet, les communautés humaines dépendent de ces écosystèmes pour plusieurs types de services, dont les services d’approvisionnement (la production de produits tangibles), les services de régulation (p. ex., prévention des inondations) et les services socioculturels (spiritualité, loisir). Les communautés humaines et les écosystèmes sont fortement liés à travers une myriade de relations complexes. Ces systèmes socioécologiques seront directement affectés par les changements globaux (par leur influence sur l’abondance et la qualité des services écosystémiques) ainsi que par les mesures de mitigation adoptées pour contrer les impacts des changements globaux sur les écosystèmes.

Contexte

section icon Thème du congrès 2019 (87e édition) :
Engager le dialogue savoirs – sociétés
section icon Date : 30 mai 2019

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