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Venir d’ailleurs et étudier aux cycles supérieurs à l’UQAM : grandeur et misère des interactions interculturelles en milieu universitaire

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Caterine Bourassa-Dansereau : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

La mobilité internationale est en hausse et ses formes se diversifient depuis plusieurs années (Montgomery et Bourassa-Dansereau, 2017). La mobilité étudiante s’inscrit dans un mouvement similaire et, selon l’UNESCO (2016), c’est en effet plus de 4.1 millions d’étudiantes et d’étudiants qui sont partis à l’étranger pour étudier en 2013, contre seulement 2 millions en 2000. L’Université du Québec à Montréal (UQAM) accueille pour sa part chaque année quelques milliers d’étudiantes et d’étudiantes venus de l’international pour poursuivre leurs études dans différents programmes d’étude. À l’automne 2018, sur les 33 383 étudiantes et étudiants inscrits à cette université, 3 859 correspondaient à la catégorie «étudiants étrangers» au sein de l’institution (UQAM, 2019).

Dans le cadre de cette communication, nous souhaitons présenter les résultats préliminaires obtenus suite à la tenue d’entretiens menés auprès d’étudiantes et étudiants internationaux inscrits dans différents programmes de maitrise et de doctorat à l’UQAM, via des groupes de discussion et des entretiens individuels. Nous orientons notre communication autour des premières analyses obtenues concernant les difficultés, les défis et les avantages perçus par les étudiantes et les étudiants internationaux quant à leurs interactions interculturelles auprès de leurs collègues étudiants (internationaux et non internationaux) et auprès des personnes enseignantes qui interagissent avec elles et eux dans leur quotidien.

Résumé du colloque

La mobilité internationale des étudiants est aussi ancienne que la création des universités, mais elle est aujourd’hui en pleine expansion partout dans le monde. En 2013, c’était plus de 4,2 millions d’étudiants qui poursuivaient leur cursus dans un pays différent de celui qui les avait vus naître, contre 2 millions en 2003 (Le Bras, 2017). Le désir d’attirer les étudiants internationaux (ÉI) dans les universités des pays de l’OCDE s’inscrit plus que jamais dans une cohérence économique, politique et démographique. Dans ce contexte, les universités canadiennes voient leur population étudiante se diversifier et s’internationaliser. Dans son rapport de 2018, le BCEI affirme qu’il y avait au Canada 494 525 ÉI en 2017, tous cycles confondus, ce qui constitue une augmentation de 20 % par rapport à 2016. Ce chiffre est particulièrement important puisqu’il dépasse l’objectif de la stratégie du pays en matière d’éducation internationale de 450 000 ÉI d’ici 2022 (Gagnon, 2017). Cette augmentation illustre ainsi les efforts faits par les différentes universités pour recruter de plus en plus d’ÉI. Qu’en est-il des efforts de rétention déployés ainsi que des efforts pour répondre aux besoins des ÉI afin de combler leurs objectifs? Ce colloque porte sur les enjeux des interactions, de la sécurité psychosociale et de la réussite des ÉI. À titre d’exemple, les questionnements suivants peuvent être traités : quels types d’interactions les ÉI ont-ils avec les acteurs locaux et institutionnels? Quelle est la nature de la compétence interculturelle mobilisée par ces acteurs? Comment les ÉI vivent-ils le choc culturel et leur resocialisation? Qu’est-ce qui participe à leur réussite? Quels sont leurs besoins pendant leur processus migratoire? Ce colloque constitue un lieu de rencontre entre les différents chercheurs, praticiens et étudiants qui souhaitent participer à l’échange de réflexions autour des enjeux de la mobilité étudiante internationale.

Contexte

section icon Thème du congrès 2019 (87e édition) :
Engager le dialogue savoirs – sociétés
section icon Date : 30 mai 2019

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