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Vieillir rime avec s’ouvrir… en pleine conscience

GP

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Guilème Pérodeau

Résumé de la communication

Aujourd’hui, les baby-boomers ont entre 54 et 73 ans. Ils représentaient plus du quart de la population en 2011 selon Statistique Canada. Cette entrée dans les années de maturité d’un si large groupe de personnes, à risque de perte graduelle d’autonomie, préoccupent les décideurs. Les boomers, quant à eux, ont également des appréhensions quant à l’accueil qui leur sera réservé au seuil de la vieillesse.

L’âgisme, c’est-à-dire des préjugés basés sur l’âge de la personne, a remplacé le respect autrefois rendu aux aînés traditionnellement membres à part entière de leur collectivité. Honorés et consultés dans les prises de décision importantes, leur sagesse reposait sur l’expérience de vie et les liens qui nous relient tous, peu importe l’âge.

C’est en cultivant cette connaissance intime de soi et de l’autre que, à l’instar des anciens pleinement intégrés et respectés dans la société, la personne vieillissante maintiendra une autonomie qui passerait aussi par l’interdépendance.

La pratique de la pleine conscience, centrée sur l’expérience du moment présent, dans une posture de non-jugement et sans attente, amène la personne à s’accueillir dans sa vulnérabilité et ses besoins et à s’ouvrir à l’expérience de l’autre. Être autonome et interdépendant à la fois, signifie demander et accepter de l’aide tout en apportant soutien et confort en retour.

Résumé du colloque

Le phénomène du vieillissement de la population est bien documenté, tout comme ses répercussions sur l’organisation actuelle et future des services aux personnes âgées. En effet, le besoin des personnes âgées de demeurer à domicile le plus longtemps possible, combiné à la diversité et à l’évolution des profils de santé, impose des défis cliniques et organisationnels d’envergure. Dès lors, plusieurs questions doivent être discutées à des fins de planification et de fourniture de soins et de services : est-ce que les pratiques actuelles considèrent suffisamment l’autonomie pour que les personnes âgées soient en mesure de demeurer à domicile? Est-ce qu’on tient suffisamment en compte le « bien vieillir » et ses conséquences en termes d’approche préventive? Comment concilier le besoin d’autonomie des personnes âgées et le soutien requis pour la préserver, voire la renforcer? Le concept d’autonomie est central dans la relation de soins aux personnes âgées (praticiens et proches aidants), mais la manière de concevoir et de soutenir celle-ci est plutôt restrictive. Une voie prometteuse serait de mieux concilier deux aspects de l’autonomie pouvant apparaître comme étant contradictoires : l’autonomie décisionnelle (indépendance) et l’autonomie relationnelle (interdépendance) (Entwisler et al., 2010). L’avancement des connaissances sur les pratiques innovantes en matière d’autonomie (pleine conscience, réalité virtuelle, gérontotechnologie) peut aussi contribuer à répondre aux questions de fond entourant l’enjeu de l’autonomie des personnes âgées, de manière préventive et tout au long des étapes du vieillissement. La dimension éthique de l’autonomie sera également discutée en lien avec d’autres valeurs comme la protection, la dignité et la solidarité.

Contexte

section icon Thème du congrès 2019 (87e édition) :
Engager le dialogue savoirs – sociétés
section icon Date : 30 mai 2019

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