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Violence institutionnelle, résistance des mères innues et sécurité culturelle en protection de la jeunesse : nin, nishutshishiun, nitinniun mak nitauassimat

KC

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Karine Croteau : Université d'Ottawa

Résumé de la communication

Au Canada, 52,2% des enfants placés sont autochtones, alors qu'ils ne comptent que pour 7,7% de l'ensemble de la population. Les mères sont généralement tenues responsables et plus souvent signalées pour négligence en protection de la jeunesse (PJ). Hormis le colonialisme, la pauvreté, les dépendances, et la violence institutionnalisée qui expliquent partiellement ces constats, des incompréhensions demeurent. Cette communication propose d'éclairer l’expérience parentale des mères innues pour comprendre si leurs savoirs et repères culturels sont reconnus et valorisés au contact de la PJ. En s’appuyant sur l’histoire, les cosmologies innues et une logique d’autodétermination, le constructivisme social et l’action historique ont servi d’écran d’analyse. 15 entrevues de type récit biographique ont été réalisées auprès de 9 mères innues, issues d’une même communauté, et dont (au moins) un enfant a fait l’objet de mesures de protection. Les résultats préliminaires de l'étude établissent le souhait des répondantes que leurs réalités culturelles et besoins familiaux singuliers soient davantage pris en compte pour garantir la sécurisation culturelle et la réduction de prise en charge de leurs enfants en PJ. Les retombées de cette étude permettront d’outiller les intervenants et milieux de pratiques, et à l’instar des appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation, d’émettre des recommandations pour la réforme législative de services en enfance famille autochtone.

Contexte

section icon Thème du congrès 2019 (87e édition) :
Engager le dialogue savoirs – sociétés
section icon Date : 30 mai 2019

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