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Cheikh BA : Université Grenoble Alpes
Au Nord du Sénégal, depuis 15 ans la zone de l’estuaire est devenue une zone à risques (inondations), suite à son anthropisation (constructions de barrages). Les inondations sont d’origine fluviale. Elles sont aggravées par le colmatage des embouchures. L’eau du fleuve ne retrouve plus son exutoire !
Le pouvoir des experts est contesté dans sa légitimité. Il est nécessaire d’investir de nouvelles expériences, pour renforcer la résilience dans un contexte de changement climatique.
Des stratégies de lutte contre les inondations fluviales sont portées par une communauté autochtone : les Gandiolais. Face aux échecs répétés du pouvoir des experts, il est nécessaire de renouveler les stratégies de gouvernance pour le bien-être des populations de l’estuaire du Sénégal. Dans ce sillage, les stratégies de lutte portées par les Gandiolais peuvent réorienter la trajectoire de gouvernance des inondations jusque-là non soutenable. L’étude mettra l’accent sur les savoirs endogènes de lutte contre les inondations fluviales. Ainsi, sur la base d’observations lunaires, les communautés autochtones prévoient la nature du risque hydrologique et avertissent les populations locales grâce à un système traditionnel d’alerte précoce.
Le projet de cette communication est de montrer qu’en dehors des stratégies portées par le pouvoir des experts, pour lutter contre les inondations fluviales dans l’estuaire du Sénégal, des expériences vernaculaires existent et peuvent donner un nouveau sens aux politiques.
Une vague de chaleur a fait 70 morts au Québec à l’été 2018. Mais ce sont les inondations récurrentes, dont celles de 2011 et 2017, qui retiennent l’attention des responsables politiques. En décembre 2017, un forum a été tenu, regroupant des élus provinciaux et municipaux, des personnes sinistrées, des représentants d’instances locales et régionales, des organismes concernés par la sécurité civile ainsi que des ministères et agences du gouvernement du Québec. À la suite de ce forum, un plan d’action en matière de sécurité civile relatif aux inondations a été déposé en mars 2018. Celui-ci met en relief notamment la nécessité d’une cartographie actualisée des zones inondables. Ce plan comporte 24 mesures pour faire face au risque d’inondations. Parmi ces mesures, le plan insiste sur une intensification de la recherche pour une meilleure connaissance du risque d’inondations. C’est ainsi qu’un réseau de recherche sur la gestion des risques liés aux inondations dans un contexte de changements climatiques est créé au printemps 2018. Celui-ci a pour objectif principal d’apporter rapidement des réponses et des solutions concrètes, applicables et durables aux besoins exprimés par les communautés touchées par les inondations.
Les thématiques de recherche privilégiées sont : la gouvernance, le transfert technologique et l’acquisition de connaissances, l’aménagement du territoire et la réglementation, les enjeux économiques et sociaux, puis les répercussions psychosociales et la santé des populations.
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