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Djamilatou HAMADOU : Group Expert Côte d'Ivoire
En Côte d'Ivoire, la Constitution indique que « Le principe du quota d’au moins trente pour cent (30 %) de femmes est reconnu à tous les niveaux de la vie nationale, notamment dans les services publics ». Dans la réalité, on retrouve les femmes beaucoup plus dans l’économie informelle que dans l’économie formelle. Malgré la sous-estimation de leur contribution économique, les femmes assurent la résilience de l’économie ivoirienne. La présence massive des femmes dans cette partie de l’économie où dominent les échanges personnels est aussi susceptible d’être le point de départ d’une démarche bottom-up de développement socio-économique. Ce qui nous amène à poser la question suivante: quel rôle jouent les femmes entrepreneures dans l’Économie Sociale et Solidaire (ESS) en Côte d’Ivoire? Comment renforcer leur participation dans cette branche importante de l’économie nationale?
Nous argumentons le fait que les femmes ont une vision correcte de l’organisation économique de la société. Au-delà de la recherche de revenus ou mieux de gagne-pain, elles entreprennent, quitte à développer un entrepreneuriat de subsistance, et constituent la base de la structuration de l’ESS en Côte d’Ivoire. Dès lors, nous proposons que les mécanismes institutionnels visant à renforcer l’ESS se fondent sur une approche d’entrepreneuriat féminin.
Après plus d’un demi-siècle de mise en œuvre de stratégies de développement, les conditions de vie d’une grande partie de la population ont empiré dans les pays d’Afrique. Ces stratégies ont plutôt conduit à une aggravation des inégalités dans la répartition des revenus et à une exacerbation des inégalités de genre. Les inégalités de revenus liées au genre sont alarmantes et conduisent à une « féminisation de la pauvreté ». Cependant, les femmes, dans la société africaine, ont toujours occupé une place primordiale dans l’amélioration des conditions de vie des communautés. Dans le domaine de l’agriculture, par exemple, elles ont le monopole de la filière de production des cultures vivrières, qui assure la sécurité alimentaire dans les pays africains. Par ailleurs, à l’heure où différents analystes économiques prévoient le maintien de la reprise économique en Afrique pour les prochaines années, il importe de favoriser la prise en compte des initiatives des femmes dans l’élaboration de politiques de développement pour un développement socialement durable. Dans ce contexte, ce colloque se veut un lieu de dialogue entre les chercheur-e-s et les praticien-ne-s afin de contribuer à mettre en exergue le rôle des femmes africaines dans le développement du continent.
Ce colloque se propose de répondre aux questions suivantes : 1) Quel est le bilan de la thématique « femmes et développement »? Quels sont les nouveaux défis? 2) Comment ces défis sont-ils intégrés dans les objectifs de développement durable (ODD) ainsi que dans les politiques et stratégies de développement des pays africains? 3) Les féminismes du Sud ou le genre en Afrique dans les théories sur l’émancipation des femmes : quels enjeux? La question de la mobilisation des femmes autour d’enjeux spécifiques : où en est l’Afrique? 4) Comment les milieux ruraux se restructurent-ils sous l’influence des initiatives des femmes? et 5) Entrepreneuriat féminin, économie sociale et health care : quelles actions pour quels résultats?
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