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Agnès Badou : Université d'Abomey-Calavi
Dans un contexte marqué par la quasi inexistence de protection sociale dans la gestion du handicap à domicile, cette étude s’est intéressée au genre, à la production de soins et aux difficultés socioprofessionnelle, familiale et sanitaire rencontrées par les proches aidants des enfants handicapés. Il s’agit d’une étude qualitative faite d’observations, d’entretiens et d’études de cas. Les résultats révèlent que la majorité des proches aidants sont des femmes. Il leur incombe la charge psychologique, l’hygiène corporelle, le déplacement, la recherche de soins médicaux ou de thérapie spirituelle et traditionnelle, l’aide à l’alimentation et aux exercices de rééducation. Des conséquences sur la vie professionnelle, il s’avère que les proches aidants salariés se distinguent par un fort taux d’absentéisme. À la longue, les mères perdent leur emploi ou réduisent leur production pour se consacrer à l’enfant handicapé-e. Les proches aidantes sont limitées dans leurs loisirs et s’enferment dans la solitude réduisant ainsi leur cercle relationnel. Les conséquences sur leur santé sont également évoquées. Loin de vouloir encourager la sous-traitance des soins à domicile au profit des enfants handicapés, cette contribution jette un regard sur l’univers des proches aidants familiaux exclus de toutes les interventions et politiques en matière de prise en charge du handicap au Bénin et appelle à plus de solidarité et d’équité autour du handicap, qui demeure le fardeau de la femme seule.
Après plus d’un demi-siècle de mise en œuvre de stratégies de développement, les conditions de vie d’une grande partie de la population ont empiré dans les pays d’Afrique. Ces stratégies ont plutôt conduit à une aggravation des inégalités dans la répartition des revenus et à une exacerbation des inégalités de genre. Les inégalités de revenus liées au genre sont alarmantes et conduisent à une « féminisation de la pauvreté ». Cependant, les femmes, dans la société africaine, ont toujours occupé une place primordiale dans l’amélioration des conditions de vie des communautés. Dans le domaine de l’agriculture, par exemple, elles ont le monopole de la filière de production des cultures vivrières, qui assure la sécurité alimentaire dans les pays africains. Par ailleurs, à l’heure où différents analystes économiques prévoient le maintien de la reprise économique en Afrique pour les prochaines années, il importe de favoriser la prise en compte des initiatives des femmes dans l’élaboration de politiques de développement pour un développement socialement durable. Dans ce contexte, ce colloque se veut un lieu de dialogue entre les chercheur-e-s et les praticien-ne-s afin de contribuer à mettre en exergue le rôle des femmes africaines dans le développement du continent.
Ce colloque se propose de répondre aux questions suivantes : 1) Quel est le bilan de la thématique « femmes et développement »? Quels sont les nouveaux défis? 2) Comment ces défis sont-ils intégrés dans les objectifs de développement durable (ODD) ainsi que dans les politiques et stratégies de développement des pays africains? 3) Les féminismes du Sud ou le genre en Afrique dans les théories sur l’émancipation des femmes : quels enjeux? La question de la mobilisation des femmes autour d’enjeux spécifiques : où en est l’Afrique? 4) Comment les milieux ruraux se restructurent-ils sous l’influence des initiatives des femmes? et 5) Entrepreneuriat féminin, économie sociale et health care : quelles actions pour quels résultats?
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