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Natacha Duroisin : Université de Mons
En Belgique francophone, les élèves de l’enseignement obligatoire sont confrontés à deux types d’évaluations externes : les Evaluations Externes Non Certificatives (EENC) et les évaluations standardisées certificatives (i.e. PISA, TIMSS). Nous nous intéressons ici aux évaluations relatives aux apprentissages spatiaux. Les apprentissages spatiaux peuvent être définis comme des apprentissages nécessitant l’utilisation de compétences spatiales (comprenant des informations et des mécanismes spatiaux) pour la réalisation de problèmes mathématiques, scientifiques, géographiques… L'analyse du curriculum maitrisé (i.e. les évaluations) montre que les compétences et mécanismes spatiaux sont difficilement acquis par les élèves tout au long de leur scolarité. Cela nous a conduit à questionner, d’une part, l’adéquation qui existe entre le curriculum prescrit (i.e. programmes d’études) et le curriculum maitrisé et, d’autre part, la conception de ces derniers en référence à des modèles psycho-cognitifs afin de s’assurer que les évaluations proposées mesurent réellement ce qu’elles prétendent mesurer.
Depuis l’implantation des programmes par compétences au Québec (MEQ, 2001) et en Europe (ministère de la Communauté française, 1999), la question de l’enseignement et de l’évaluation des compétences est soulevée par plusieurs chercheurs (Jonnaert et al., 2005; Legendre, 2014; De Ketele, 2006; Scallon, 2004).
De récents travaux menés en éducation et en psychologie (Vantourout et Goasdoué, 2014; Duroisin et Demeuse, 2016) montrent l’intérêt de décliner des compétences en plusieurs opérations cognitives afin, d’une part, de comprendre comment un individu développe ses compétences et, d’autre part, de pouvoir mieux intervenir en cas de difficultés (en séances de remédiation, par exemple). Cependant, la déclinaison d’une compétence en plusieurs opérations cognitives n’est pas toujours prévue par les programmes d’études (Seixas, 2011) et peut, par conséquent, s’avérer un travail difficile pour l’enseignant. On peut alors s’interroger sur les possibilités de proposer une évaluation cohérente des apprentissages si les compétences ne sont pas (ou sont difficilement) déclinées en opérations cognitives.
L’objectif de ce colloque est d’apporter des éléments de réponse à cette problématique en mettant en commun des recherches nord-américaines et européennes qui s’intéressent à la question des opérations cognitives, à l’élaboration de progressions et à la déclinaison des apprentissages.
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