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Christine Ntyam : UQAC-Université du Québec à Chicoutimi
Depuis plusieurs décennies, les conditions de vie de la population rurale africaine se sont dégradées, en particulier celle des femmes. Ainsi, la problématique de l’entrepreneuriat se pose avec acuité dans le processus de développement local. Dès lors, les femmes de PLAFERCAM ont vu leurs conditions de vie améliorées à travers leurs rôles de stimulation des initiatives économiques ayant pour but d’atténuer les effets pervers de la pauvreté au sein des familles et des communautés. Si l’entrepreneuriat est reconnu comme un levier de croissance et de rayonnement pour les femmes, le nombre de celles intéressées par la dynamique de transformation de la société va croissant. À cet effet, ces initiatives et les actions d’accompagnement peuvent contribuer à la promotion socioéconomique des femmes et à la valorisation de leur statut social.
Rendre les femmes de PLAFERCAM autonomes et productives est une préoccupation majeure. Leur implication dans toutes les étapes du développement local s’avère importante, et devient une clef de succès incontestable dans une perspective de développement durable. Longtemps marginalisées, les femmes de PLAFERCAM tendent de nos jours à être prises en compte dans la mise en œuvre des mécanismes de croissance.
Comme résultat, PLAFERCAM a mis sur pieds des stratégies de développement telles que les micro-entreprises et peuvent avoir accès au crédit pour leur accompagnement. Toutefois, leur reconnaissance reste au centre de l’action collective.
Après plus d’un demi-siècle de mise en œuvre de stratégies de développement, les conditions de vie d’une grande partie de la population ont empiré dans les pays d’Afrique. Ces stratégies ont plutôt conduit à une aggravation des inégalités dans la répartition des revenus et à une exacerbation des inégalités de genre. Les inégalités de revenus liées au genre sont alarmantes et conduisent à une « féminisation de la pauvreté ». Cependant, les femmes, dans la société africaine, ont toujours occupé une place primordiale dans l’amélioration des conditions de vie des communautés. Dans le domaine de l’agriculture, par exemple, elles ont le monopole de la filière de production des cultures vivrières, qui assure la sécurité alimentaire dans les pays africains. Par ailleurs, à l’heure où différents analystes économiques prévoient le maintien de la reprise économique en Afrique pour les prochaines années, il importe de favoriser la prise en compte des initiatives des femmes dans l’élaboration de politiques de développement pour un développement socialement durable. Dans ce contexte, ce colloque se veut un lieu de dialogue entre les chercheur-e-s et les praticien-ne-s afin de contribuer à mettre en exergue le rôle des femmes africaines dans le développement du continent.
Ce colloque se propose de répondre aux questions suivantes : 1) Quel est le bilan de la thématique « femmes et développement »? Quels sont les nouveaux défis? 2) Comment ces défis sont-ils intégrés dans les objectifs de développement durable (ODD) ainsi que dans les politiques et stratégies de développement des pays africains? 3) Les féminismes du Sud ou le genre en Afrique dans les théories sur l’émancipation des femmes : quels enjeux? La question de la mobilisation des femmes autour d’enjeux spécifiques : où en est l’Afrique? 4) Comment les milieux ruraux se restructurent-ils sous l’influence des initiatives des femmes? et 5) Entrepreneuriat féminin, économie sociale et health care : quelles actions pour quels résultats?
Titre du colloque :