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PAULINE SODRE/COMPAORE : Centre national de recherche scientifique et technologique (CNRST/INSS
Cette étude porte sur la problématique de financement de l’entreprenariat féminin au Burkina Faso. Son objectif est d’identifier les déterminants de l’accès des femmes entrepreneures aux sources formelles de financement. Les données utilisées sont collectées par le Ministère la Femme, de la Solidarité Nationale et de la Famille (MFSNF) au Burkina Faso en 2014. Deux approches méthodologiques sont utilisées: une analyse descriptive et une analyse économétrique à l’aide d’un modèle Logit.
Les résultats, conformément aux hypothèses de l’étude, montrent que les caractéristiques propres aux femmes et à leurs entreprises déterminent l’accès aux sources formelles de financement.
En effet, l’âge, le capital humain, la connaissance des procédures d’accès aux sources formelles de financement liée au capital social des femmes, influencent positivement et significativement leurs chances d’accès aux sources formelles de financement. Quant aux entreprises, l’âge, le niveau de formalité, le secteur d’activité, la taille, la forme juridique, l’expérience d’une gestion non réussie et l’aspect géographique ont une influence significative sur l’accès au financement. Ainsi les caractéristiques des femmes et de leurs entreprises déterminent leur accès aux sources formelles de financement au Burkina Faso.
A la lumière de ces résultats, l’étude recommande des actions de politiques économiques à l’endroit de l’État, des institutions financières et des femmes entrepreneures.
Après plus d’un demi-siècle de mise en œuvre de stratégies de développement, les conditions de vie d’une grande partie de la population ont empiré dans les pays d’Afrique. Ces stratégies ont plutôt conduit à une aggravation des inégalités dans la répartition des revenus et à une exacerbation des inégalités de genre. Les inégalités de revenus liées au genre sont alarmantes et conduisent à une « féminisation de la pauvreté ». Cependant, les femmes, dans la société africaine, ont toujours occupé une place primordiale dans l’amélioration des conditions de vie des communautés. Dans le domaine de l’agriculture, par exemple, elles ont le monopole de la filière de production des cultures vivrières, qui assure la sécurité alimentaire dans les pays africains. Par ailleurs, à l’heure où différents analystes économiques prévoient le maintien de la reprise économique en Afrique pour les prochaines années, il importe de favoriser la prise en compte des initiatives des femmes dans l’élaboration de politiques de développement pour un développement socialement durable. Dans ce contexte, ce colloque se veut un lieu de dialogue entre les chercheur-e-s et les praticien-ne-s afin de contribuer à mettre en exergue le rôle des femmes africaines dans le développement du continent.
Ce colloque se propose de répondre aux questions suivantes : 1) Quel est le bilan de la thématique « femmes et développement »? Quels sont les nouveaux défis? 2) Comment ces défis sont-ils intégrés dans les objectifs de développement durable (ODD) ainsi que dans les politiques et stratégies de développement des pays africains? 3) Les féminismes du Sud ou le genre en Afrique dans les théories sur l’émancipation des femmes : quels enjeux? La question de la mobilisation des femmes autour d’enjeux spécifiques : où en est l’Afrique? 4) Comment les milieux ruraux se restructurent-ils sous l’influence des initiatives des femmes? et 5) Entrepreneuriat féminin, économie sociale et health care : quelles actions pour quels résultats?
Titre du colloque :