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Catherine Meur-Ferec : Université de Bretagne-Occidentale
Cette communication propose une approche interdisciplinaire de la vulnérabilité systémique à l’érosion et la submersion marines et une méthode pour suivre son évolution. Elle présente les premiers résultats du programme OSIRISC financé par la Fondation de France.
La vulnérabilité systémique est constituée de quatre composantes qui réunissent nature et sociétés dans une approche territorialisée : (1) les aléas (processus d’érosion et de submersion, parfois renforcés par l’action humaine et influencés par les changements climatiques), (2) les enjeux (ce que l’on risque de perdre, personnes et biens exposés), (3) la gestion (politiques publiques de gestion des risques, mesures de prévention et de gestion de crise) et (4) les représentations (du risque, du lieu de vie, des préférences d’adaptation).
Or aucune de ces composantes n'est stabilisée dans le temps et leurs évolutions respectives modifient régulièrement la vulnérabilité des territoires côtiers. Si les aléas sont plutôt bien suivis en France par des indicateurs d’évolution du trait de côte, il n'en est pas de même pour les enjeux, la gestion et les représentations. Pourtant, un suivi temporel de ces quatre composantes améliorerait leur connaissance et permettrait d'éclairer les stratégies de gestion. Afin de pallier ces insuffisances, nous d'expérimentons, en étroite relation avec les gestionnaires, des indicateurs pertinents de leurs dynamiques dans l’objectif de les intégrer dans un observatoire interdisciplinaire.
Une vague de chaleur a fait 70 morts au Québec à l’été 2018. Mais ce sont les inondations récurrentes, dont celles de 2011 et 2017, qui retiennent l’attention des responsables politiques. En décembre 2017, un forum a été tenu, regroupant des élus provinciaux et municipaux, des personnes sinistrées, des représentants d’instances locales et régionales, des organismes concernés par la sécurité civile ainsi que des ministères et agences du gouvernement du Québec. À la suite de ce forum, un plan d’action en matière de sécurité civile relatif aux inondations a été déposé en mars 2018. Celui-ci met en relief notamment la nécessité d’une cartographie actualisée des zones inondables. Ce plan comporte 24 mesures pour faire face au risque d’inondations. Parmi ces mesures, le plan insiste sur une intensification de la recherche pour une meilleure connaissance du risque d’inondations. C’est ainsi qu’un réseau de recherche sur la gestion des risques liés aux inondations dans un contexte de changements climatiques est créé au printemps 2018. Celui-ci a pour objectif principal d’apporter rapidement des réponses et des solutions concrètes, applicables et durables aux besoins exprimés par les communautés touchées par les inondations.
Les thématiques de recherche privilégiées sont : la gouvernance, le transfert technologique et l’acquisition de connaissances, l’aménagement du territoire et la réglementation, les enjeux économiques et sociaux, puis les répercussions psychosociales et la santé des populations.
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