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Bianca Martin : Université de Sherbrooke
Les dictionnaires destinés au grand public effectuent un traitement minimal des suffixes, éléments majeurs de la construction du lexique. Porteurs d’un sens abstrait et éléments non-autonomes, ils méritent un traitement systématique. Le suffixe -IER présente plusieurs caractéristiques intéressantes : il possède une alternance en genre et crée des mots qui appartiennent à différentes classes grammaticales. Ils forment des noms d’agents et des adjectifs qui varient en genre et des noms d’objets qui ne devraient pas connaître d’alternance en genre (bien qu'il existe des contre-exemples). Les études antérieures qui traient de ces suffixes ne se penchent pas sur la flexion en genre qui soulève pourtant d’importantes questions : entre autres, certains mots qui ne devraient pas connaître une variation en genre en possèdent une et certains sens sont associés à plus d’un genre. Il est donc pertinent de se pencher sur la représentation unifiée du suffixe -IER en considérant le genre, rappelant ainsi les travaux effectués par Corbin et Corbin (1991). Toutefois, nous allons également montrer pourquoi un traitement polysémique doit néanmoins préférable au traitement unifié en prenant en compte les différences sémantiques entre les lexèmes construits et un critère statistique.
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