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Nicolas St-onge : Université de Montréal
En 2007, la formation de premier cycle en pharmacie à l’Université de Montréal a entrepris un virage vers l’approche par compétences. À cet effet, un examen réalisant la synthèse des trois années précliniques du doctorat de premier cycle en pharmacie (Pharm.D.) fut, entre autres, introduit en 2015. Cet examen a pour but de certifier les apprentissages en prévision de l’année d’immersion clinique à venir puis de dresser un bilan personnalisé du développement des compétences des étudiants. Décliné en trois volets, cet examen vise à rendre compte de la capacité des étudiants à appliquer les savoirs essentiels à la profession de pharmacien (Volet 1- épreuve écrite), la capacité des étudiants à raisonner puis à concevoir un plan d’intervention adapté aux besoins de santé du patient (Volet 2- épreuve écrite) ainsi que finalement la capacité des étudiants à établir un partenariat professionnel avec le patient afin d’assurer une prise en charge efficace de ses besoins de santé (Volet 3- épreuve de type ECOS).
La mise en œuvre, la gestion et l’évolution d’un tel examen de synthèse soulèvent plusieurs enjeux pédagogiques et fait resurgir de nombreux défis d’adaptation tant pour la direction du programme, les enseignants que pour les étudiants. Des enjeux et des défis qui parfois remettent en question la validité, la fidélité et la pertinence de ce type d’examen dans les programmes par compétences. Ces enjeux et défis seront discutés dans cette présentation.
Depuis l’implantation des programmes par compétences au Québec (MEQ, 2001) et en Europe (ministère de la Communauté française, 1999), la question de l’enseignement et de l’évaluation des compétences est soulevée par plusieurs chercheurs (Jonnaert et al., 2005; Legendre, 2014; De Ketele, 2006; Scallon, 2004).
De récents travaux menés en éducation et en psychologie (Vantourout et Goasdoué, 2014; Duroisin et Demeuse, 2016) montrent l’intérêt de décliner des compétences en plusieurs opérations cognitives afin, d’une part, de comprendre comment un individu développe ses compétences et, d’autre part, de pouvoir mieux intervenir en cas de difficultés (en séances de remédiation, par exemple). Cependant, la déclinaison d’une compétence en plusieurs opérations cognitives n’est pas toujours prévue par les programmes d’études (Seixas, 2011) et peut, par conséquent, s’avérer un travail difficile pour l’enseignant. On peut alors s’interroger sur les possibilités de proposer une évaluation cohérente des apprentissages si les compétences ne sont pas (ou sont difficilement) déclinées en opérations cognitives.
L’objectif de ce colloque est d’apporter des éléments de réponse à cette problématique en mettant en commun des recherches nord-américaines et européennes qui s’intéressent à la question des opérations cognitives, à l’élaboration de progressions et à la déclinaison des apprentissages.
Titre du colloque :