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Orientation inclusive et usages des plans d’enseignement individualisé en Ontario

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Nathalie Bélanger : Université d'Ottawa

Résumé de la communication

Dans les années 1990, alors que la nouvelle gestion publique apparaît dans des organismes publiques ontariens, le plan d’enseignement individualisé (PEI), en tant qu’instrument, structure la politique éducative du champ de l’enfance en difficulté et de l’enseignement spécialisé, laquelle est à la fois orientée vers de nouvelles orientations inclusives. Dans le cadre d’un projet comparatif plus large, il s’agit d’examiner ici, à partir d’une analyse d’entretiens et de sources documentaires, le rôle de cadres scolaires du réseau des écoles de langue française en Ontario quant à la traduction de ces politiques en pratique. Une analyse des entretiens effectués, de directions et d’enseignant.es permet de comprendre comment les acteurs scolaires perçoivent le rôle de la direction au sein du processus de la préparation et de la mise en œuvre du plan. Si le rôle de cette dernière est prépondérant dans les prescriptions ministérielles ontariennes qui encadrent le déploiement du plan, l’usage qu’il en fait est à peine effleuré, à notre connaissance, dans les écrits scientifiques. Cette communication permet ainsi de contribuer à un champ de recherche, à ce jour, encore peu approfondi.

Résumé du colloque

Dans la foulée de l’Education for All Handicapped Children Act, le plan d’enseignement individualisé (PEI) est apparu aux États-Unis dès 1975. Il vise à offrir des programmes et des services adaptés à l’élève (Goupil, 2004) et s’est largement répandu à partir des années 1990 en Amérique du Nord et en Europe (Rodger, 1995), devenant même une obligation légale dans de nombreux pays. L’Agence européenne pour l’éducation adaptée et inclusive indique que « la plupart des pays utilisent un projet éducatif individualisé (PEI) pour les étudiants à besoins éducatifs particuliers (BEP) pendant la scolarité obligatoire. Ce type de document inclut généralement la manière dont le programme d’enseignement est suivi, les ressources supplémentaires nécessaires, les objectifs et l’évaluation de l’approche éducative adoptée » (2003, p. 12). Il en existe des variantes : on parle de plan d’enseignement individualisé (PEI) en Ontario, de plan d’intervention (PI) au Québec, de projet pédagogique individualisé (PPI) en Suisse, de plan individuel d’apprentissage (PIA) en Belgique, ou encore de projet personnalisé de réussite éducative (PPRE) en France pour ne nommer que celui-ci (la France compte plusieurs déclinaisons du plan en fonction des besoins identifiés des élèves). Le plan d’intervention exerce généralement sept fonctions (communication, planification, identification, collaboration, régulation, adaptation et transition) (Tremblay, 2018). La mise en œuvre des plans ne semble cependant pas toujours aller de soi. Face aux difficultés et limites dans la mise en œuvre, il est utile de s’interroger sur les fonctions et les usages de ces types de plans d’aide à l’élève et, plus généralement, de dispositifs autres d’aide, d’accompagnement ou de soutien aux élèves.

Contexte

section icon Thème du congrès 2019 (87e édition) :
Engager le dialogue savoirs – sociétés
section icon Date : 31 mai 2019

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