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Récits de femmes sur la post-proche aidance

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Pam ORZECK : CSSS - Centre de santé et des services sociaux Cavendish

Résumé de la communication

Nous savons que les aidants naturels investissent physiquement, émotionnellement et financièrement dans leurs soins, par amour et par responsabilité et que leur identité en est affectée, mais comment? et que se passe-t-il après la mort de leur proche? Des études ont montré que les aidants subissent une adaptation compliquée et difficile au fait de ne plus être aidant. En pratique, nous constatons que les aidants en deuil présentent des taux élevés de dépression et d’anxiété. Ils sont traités comme des «clients» souffrant de problèmes de santé mentale sans vraiment comprendre les implications de la prestation de soins qui ont précédé. Si la moyenne des soins est de 8 à 10 ans, imaginez l’impact. Nous devons approfondir notre compréhension du processus qu’ils vivent lorsqu’ils passent de la prestation de soins à un deuil. Il s’agira de mieux comprendre les expériences vécues par les aidants en deuil, en particulier les femmes, en raison du fait qu'il existe une différence de genre dans la proche aidance.

Résumé du colloque

Une personne sur quatre est proche aidante au Québec (Lecours, 2015). Selon le gouvernement du Québec : « Toute personne de l’entourage qui apporte un soutien significatif, continu ou occasionnel, à titre non professionnel, à une personne ayant une incapacité est considérée comme un proche aidant. Il peut s’agir d’un membre de la famille ou d’un ami » (MSSS, 2003). Les recherches se sont concentrées dans les années 1970 à déterminer et à quantifier les tâches des aidants. De ces connaissances ont émergé les nombreux aspects négatifs du rôle de proche aidant, ce qui a amené par la suite les chercheurs à décrire les tâches effectuées et leurs répercussions pour les proches aidants. On a parlé de stress, de coping, de travail de soin, de carrière d’aidant. Quarante ans de recherche et d’intervention clinique ont permis de tenter de soulager et d’amoindrir les difficultés vécues par les proches aidants. Aider une personne handicapée, en perte d’autonomie, malade ou en fin de vie est difficile, et les proches aidants ont besoin de soutien pour le faire. À partir des années 1990, on a commencé à se soucier des aspects moins tangibles de ce rôle : l’amour, la tendresse, la relation qui se construit, se développe, la confiance, le sentiment de sécurité, d’abandon. Tout ce que l’aidé reçoit qui ne peut pas être mesuré. Cela a permis de faire ressortir l’ampleur de la responsabilité morale des proches aidants, mais aussi tous les aspects positifs qui y sont associés. La réciprocité, le don de soi, l’accomplissement personnel, la création de nouveaux liens, le sentiment de compétence personnelle. Notre colloque permet de mettre en lumière des problématiques émergentes de la proche aidance, notamment la période post-aidance, la détresse suicidaire, la maltraitance, les services de soutien en ligne, la réalité des proches aidants LGBTQ ou parents d’enfants autistes.

Contexte

section icon Thème du congrès 2019 (87e édition) :
Engager le dialogue savoirs – sociétés
section icon Date : 31 mai 2019

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