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Mélie-Jade Lynch-Bérard : Université Laval
Les professions de care et les activités ayant trait aux soins ont toujours été omniprésentes et exécutées par la gent féminine. Encore aujourd’hui, ce sont majoritairement des femmes qui exercent ce type d’emploi. Différents auteurs et théoriciens ont tenté d’expliquer ce phénomène. Pour Comanne (2010), le capitalisme, comme mode d’organisation sociopolitique, s’appuie sur le patriarcat pour gérer le travail des femmes et s’en servir pour ses objectifs, ce qui induit des inégalités au regard de la division sexuelle du travail. Si les femmes sont aussi compétentes que les hommes, elles sont beaucoup plus flexibles que ces derniers vu la précarité à travers de laquelle elles évoluent souvent. Par ailleurs, les professions qu’elles occupent bénéficient d’une rémunération et d’une reconnaissance sociale moindre. Comme le précise Martin (2015), les nouveaux modes de gouvernance qui ont cours au sein des CH nous amènent à questionner davantage les expériences quotidiennes de reconnaissance vécues par les infirmières soignantes – reconnaissance qu’elles n’obtiendraient par ailleurs que des patients. Les répercussions du manque de reconnaissance sur les infirmières demeurent en grande partie inconnues au regard de la littérature scientifique. Pour cette présentation, il sera question de la phase conceptuelle de notre recherche qui cherche à mieux saisir les expériences de reconnaissance vécues au quotidien par les infirmières et comment ces expériences se répercutent sur elles.
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