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Claire Pelgrims : Université libre de Bruxelles
Le tournant des années 2000 est marqué à Bruxelles par un processus de diversification des pratiques lentes et ludiques qui sont amenées à prendre un rôle important dans les déplacements fonctionnels urbains, renouvelant ainsi autant les enjeux de l’aménagement du partage modal de la voirie que ceux de la sécurité routière (sortie de la dialectique entre voiture et piéton pour embrasser la pluralisation des mobilités). Les mobilités lentes profitent du ralentissement automobile et de la création de nouvelles infrastructures paysagères. Cette fonctionnalisation de la lenteur ne se réalise cependant pas au détriment de l’expérience sensible de l’environnement. Les agencements des infrastructures de mobilité cherchent actuellement explicitement à concilier davantage fonctionnalité et esthétisation. Les infrastructures de mobilité contemporaines sont ainsi apprêtées pour les pratiques hybrides – fonctionnelles, actives et ludiques – qui permettent de concilier vitesse du déplacement avec une expérience enrichissante de l’environnement. L’hypothèse de cette contribution est que cette expérience esthétique des mobilités actives, et en particulier du vélo, est centrale dans le processus d’assimilation des sensations de vitesse des mobilités actives à l’expression d’une liberté, reprenant ainsi les attributs associés traditionnellement à l’automobile (Pelgrims 2020). Se tissent ainsi de nouvelles relations affectives à la mobilité qui stabilisent ces nouvelles mobilités.
Dans plusieurs pays du monde, de nombreuses villes observent un développement rapide et une transformation imposés par les politiques de transport durable, lesquelles viennent s’inscrire dans le but de réduire les pollutions engendrées par les moyens de transport et également dans une démarche d’adaptation aux changements climatiques dans ce secteur stratégique. L’automobile n’est plus perçue comme avant, elle représente pour de nombreuses villes du monde une source de pollution, de congestion et de perte de temps dans les déplacements quotidiens. Même si elle continue d’exister, et en dépit de son développement technologique et de l’apparition des voitures électriques et autonomes, sa place ne sera plus la même dans le réseau routier des villes, et ce, à cause de l’apparition de nouvelles formes de mobilité verte imposant l’utilisation de différents types de vélos, de trottinettes et d’autres moyens de déplacement, y compris ceux à assistance électrique et la marche. Le partage de la route, l’apparition des pistes cyclables et les grandes surfaces piétonnes constituent la transformation rapide qu’observent les villes du monde dans le cadre de leur engagement à réduire les émissions de CO2 et à lutter contre le réchauffement climatique. Ainsi, les engins de déplacement personnels (EDP) sous leurs différentes formes imposent aux villes des actions d’adaptation des infrastructures et des textes réglementaires pour assurer la sécurité des utilisateurs de ces EDP et des autres usagers de la route. Cette situation a fait naître un changement dans le comportement quotidien des personnes et des autorités chargées de la gestion des villes. Des personnes ont adopté personnellement et rapidement ces nouvelles formes de mobilité verte. En revanche, une autre partie de la population doit être encouragée par les autorités à adhérer aux exigences de la mobilité verte afin de lutter contre le réchauffement climatique.
Ce colloque vise à cerner la mobilité piétonne et à vélo dans les futures villes du monde et à relever les meilleures actions pour le changement de comportement des populations et d’adaptation des infrastructures des villes. Il s’intéresse aussi à cette mobilité verte à travers les thèmes suivants :
Ce colloque vise à réunir des chercheurs de haut niveau, des étudiants, des experts et des décideurs, y compris les responsables locaux provenant de différentes disciplines concernées par la mobilité verte et son avenir dans les villes actuelles.
Titre du colloque :