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APPROCHE MULTI-OMIQUE POUR ÉTUDIER LE RÔLE DU RÉCEPTEUR NUCLÉAIRE LRH-1 DANS LA FONCTION OVARIENNE ET LE CANCER DU SEIN.

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Nicolas Gévry

Résumé de la communication

Les récepteurs nucléaires sont des facteurs de transcription qui contrôlent un large éventail de processus biologiques et influencent de nombreuses maladies humaines. Par exemple, LRH-1 (ou NR5A2) est un récepteur nucléaire orphelin qui joue un rôle essentiel dans la fonction ovarienne et dans la progression des cancers du sein. LRH-1 semble s'associer à différents sites de liaison de la chromatine dans différents tissus, ce qui conduit à la régulation d'un programme d'expression génique distinct. Par exemple, chez l'adulte, LRH-1 est exprimé dans l'ovaire où il contrôle la biosynthèse des stéroïdes et le processus d'ovulation. Néanmoins, lorsqu'il est exprimé dans certains tissus particuliers, LRH-1 peut favoriser la tumorigénèse comme dans le développement d’un cancer du sein. Ainsi, avec l’aide d’une approche multi-omique pour étudier les réseaux d’expression génique contrôlés par LRH-1, nous avons pu constater des similitudes marquées entre ses 2 systèmes (physiologique et pathologique) qui nous permettent de mieux comprendre son rôle et possiblement de proposer LRH-1 comme cible dans le traitement de l’infertilité et du cancer du sein.

Résumé du colloque

Le cancer constitue la 1re cause de décès au Canada. La grande diversité à l’intérieur même des « types » de cancer est un obstacle au développement de thérapies efficaces. Malgré cette hétérogénéité, les cancers partagent des caractéristiques qui sous-tendent la malignité des tumeurs. Deux traits prévalents du cancer sont l’instabilité génomique et la reprogrammation transcriptionnelle.

Des mécanismes cellulaires complexes détectent et réparent les lésions dans l’ADN et préservent l’intégrité du génome. Il est bien établi que les cellules tumorales, malgré leur capacité de prolifération accrue, sont caractérisées par une instabilité génomique. Celle-ci résulte de défectuosités dans la signalisation et la réparation des dommages à l’ADN. Paradoxalement, l’instabilité génomique constitue un point faible des tumeurs exploité cliniquement par des traitements de chimiothérapie et de radiothérapie. Une compréhension moléculaire du maintien de la stabilité du génome est cruciale pour proposer de nouvelles pistes thérapeutiques centrées sur la modulation de la réponse aux dommages à l’ADN.

D’autre part, la réplication et la réparation de l’ADN ainsi que le contrôle de l’expression des gènes nécessitent une régulation très fine de la structure de la chromatine, l’assemblage hautement régulé de l’ADN avec les histones et d’autres facteurs accessoires. La dynamique chromatinienne est modulée par un système complexe impliqué dans toutes les transactions avec l’ADN. Ainsi, des changements dans les programmes d’expression génique, régulés par l’état de la chromatine, peuvent avoir une incidence majeure sur la transformation de cellules normales en cellules prolifératives et envahissantes.

Une caractérisation poussée de la régulation de la structure du génome, incluant l’action de facteurs épigénétiques agissant sur la chromatine, est essentielle pour améliorer notre compréhension des mécanismes moléculaires qui régissent l’oncogenèse. Cela est nécessaire pour établir de nouvelles thérapies contre le cancer.

Contexte

section icon Thème du congrès 2021 (88e édition) :
Du jamais su
section icon Date : 3 mai 2021

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