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BCL11A EST UN NOUVEAU FACTEUR AUXILIAIRE DE LA RÉPARATION PAR EXCISION DE BASES, ESSENTIEL POUR LA SURVIE DES CELLULES DU CANCER DU SEIN

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Elise Vickridge : Université McGill

Résumé de la communication

Les protéines non-essentielles aux cellules normales mais requises pour la survie de cellules cancéreuses représentent des cibles thérapeutiques potentielles. Parmi ces cibles thérapeutiques, il existe certains facteurs de transcription capables de stimuler l'activité d'enzymes impliquées dans la réparation de l'ADN, notamment la réparation par excision de bases endommagées. La surexpression de ces facteurs est souvent essentielle à la survie de cellules cancéreuses qui produisent un excès de radicaux libres, lesquels causent des lésions de type oxydatif dans l'ADN. Grâce à la méthode de BioID, nous avons identifié une interaction/ rapprochement entre BCL11A et NTHL1, une glycosylase qui initie la réparation des pyrimidines oxydées. BCL11A est surexprimée dans divers cancers, en particulier le cancer du sein triple négatif. Nous montrons que BCL11A stimule in vitro l'activité enzymatique de NTHL1 favorisant ainsi la réparation de bases endommagées. In vivo, l'inhibition de l'expression de BCL11A par RNAi cause un délai dans la réparation de l'ADN et une diminution de la résistance des cellules aux radicaux libres. Ce délai de réparation de l’ADN peut être corrigé par l’expression d’un peptide, BCL11A160-520, qui est dépourvu d’activité transcriptionnelle. Ces résultats suggèrent que l'expression élevée de BCL11A permet d'accélérer la réparation des lésions oxydatives et de ce fait, favorise la survie des cellules cancéreuses en dépit de niveaux excessifs de radicaux libres.

Résumé du colloque

Le cancer constitue la 1re cause de décès au Canada. La grande diversité à l’intérieur même des « types » de cancer est un obstacle au développement de thérapies efficaces. Malgré cette hétérogénéité, les cancers partagent des caractéristiques qui sous-tendent la malignité des tumeurs. Deux traits prévalents du cancer sont l’instabilité génomique et la reprogrammation transcriptionnelle.

Des mécanismes cellulaires complexes détectent et réparent les lésions dans l’ADN et préservent l’intégrité du génome. Il est bien établi que les cellules tumorales, malgré leur capacité de prolifération accrue, sont caractérisées par une instabilité génomique. Celle-ci résulte de défectuosités dans la signalisation et la réparation des dommages à l’ADN. Paradoxalement, l’instabilité génomique constitue un point faible des tumeurs exploité cliniquement par des traitements de chimiothérapie et de radiothérapie. Une compréhension moléculaire du maintien de la stabilité du génome est cruciale pour proposer de nouvelles pistes thérapeutiques centrées sur la modulation de la réponse aux dommages à l’ADN.

D’autre part, la réplication et la réparation de l’ADN ainsi que le contrôle de l’expression des gènes nécessitent une régulation très fine de la structure de la chromatine, l’assemblage hautement régulé de l’ADN avec les histones et d’autres facteurs accessoires. La dynamique chromatinienne est modulée par un système complexe impliqué dans toutes les transactions avec l’ADN. Ainsi, des changements dans les programmes d’expression génique, régulés par l’état de la chromatine, peuvent avoir une incidence majeure sur la transformation de cellules normales en cellules prolifératives et envahissantes.

Une caractérisation poussée de la régulation de la structure du génome, incluant l’action de facteurs épigénétiques agissant sur la chromatine, est essentielle pour améliorer notre compréhension des mécanismes moléculaires qui régissent l’oncogenèse. Cela est nécessaire pour établir de nouvelles thérapies contre le cancer.

Contexte

section icon Thème du congrès 2021 (88e édition) :
Du jamais su
section icon Date : 3 mai 2021

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