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Collaboration à l’ère numérique : un mariage possible?

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Constance Denis : Université de Sherbrooke

Résumé de la communication

La collaboration implique trois types d’action : la communication, la coordination et la production (Ellis & Wainer, 1994). Par leur diversité les outils numériques peuvent faciliter ces trois types d’action. Ce n’est toutefois pas toujours le cas. Qu’en est-il en mode synchrone ou asynchrone ? La prolifération de l’enseignement à distance se veut, à notre avis, une opportunité de revisiter l’enseignement et l’apprentissage (Puentedura, 2009). Pour que les apprentissages soient significatifs, ils doivent s’inscrire dans un contexte authentique. Comment s’en assurer ? Comment encourager les compétences de travail en équipe à l’ère numérique en enseignement supérieur ? La collaboration entre les étudiants se voit optimiser par la flexibilité des outils TIC (Lison et Denis, 2020). Pour faciliter le tout, il faut : 1) clarifier les objectifs d’enseignement et d’apprentissage, 2) varier les outils TIC et ceux pédagogiques, 3) développer des évaluations propres au contexte collaboratif (Lison et Denis, 2020). Nous discuterons conditions gagnantes et des contraintes pour optimiser un mariage entre la collaboration en enseignement supérieur et l’utilisation des TIC. Nous nous pencherons notamment sur le rôle des directions d’établissement dans le choix et l’accessibilité des outils TIC, dans la reconnaissance de la collaboration dans une approche programme et dans la formation pédagogique des formateurs.

Résumé du colloque

La transformation numérique de la société a créé une activité économique mondiale dont la principale richesse tient du capital humain et de sa capacité à produire de nouvelles connaissances et des innovations en tant qu’avantage compétitif pour les organisations (Tezcan, 2014). C’est ainsi que l’éducation est considérée comme une ressource première pour favoriser l’évolution de la société (Beaudoin, Gaudreault-Perron, Laferrière, Hamel et Saint-Pierre, 2014; González-Pérez, 2014; Kampylis, Law et Punie, 2013). Contrairement à l’ère industrielle, fondée sur des moyens de production matériels, le numérique facilite l’accès aux informations et aux connaissances, ainsi que leur diffusion, en tout temps et en tout lieu. Il transforme donc en profondeur l’apprentissage et le rapport au savoir (Dede, 2010; Voogt et Roblin, 2012). En ce sens, la compétence numérique est considérée comme étant une littératie permettant aux apprenants et aux acteurs scolaires de participer activement à la société. À cet égard, on observe une tendance d’ordre mondial visant à adapter les systèmes éducatifs, en vue de développer chez les élèves les compétences qui seront nécessaires à leur adaptation à la société numérique et au monde du travail qui subissent de profondes transformations (Dede, 2010; Fullan, 2009; OCDE, 2015). S’inscrivant dans cet effort, le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES) du Québec a lancé en 2018 un Plan d’action numérique en éducation et en enseignement supérieur (PAN), poursuivant l’implantation d’une infrastructure numérique et le développement de nouvelles compétences chez les enseignants. Mais qu’en est-il des directions d’établissements d’enseignement? Quelles sont les répercussions de l’implantation du numérique sur leur rôle et leurs fonctions? Quels sont leurs besoins à l’égard de ces attentes? Quelles compétences et stratégies sont à développer ou à mobiliser avec ces changements?

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Contexte

section icon Thème du congrès 2021 (88e édition) :
Du jamais su
section icon Date : 3 mai 2021

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