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Marie-Hélène Hachey : QuébecOiseaux
Parce qu’ils impliquent souvent des déplacements vers des aires protégées ou d’autres régions, plusieurs programmes de science participative ont dû être suspendus au printemps 2020 en raison des mesures d’isolement liées à la pandémie de COVID-19. C’est dans ce contexte qu’est né le programme Des oiseaux à la maison, mis sur pied par QuébecOiseaux et le scientifique en chef du Québec. L’activité invitait les Québécoises et Québécois à observer et répertorier les oiseaux vus ou entendus exclusivement à partir de chez eux. Les participants versaient ensuite leurs observations dans eBird, une base de données mondiale utilisée à des fins scientifiques, pédagogiques et de conservation. Le programme a connu un énorme succès, tant au point de vue du nombre de personnes inscrites que de la somme de mentions récoltées. Outre ce programme né de la nécessité d’adapter la pratique de l’ornithologie aux contraintes des mesures de confinement, QuébecOiseaux a également géré plusieurs autres activités de science participative « classiques », comme la campagne de terrain du Deuxième atlas des oiseaux nicheurs du Québec méridional, qui a rassemblé 1800 observateurs bénévoles.
Il existe de multiples façons pour les citoyens et les citoyennes de s’engager dans une activité scientifique, au-delà de la participation à des études en tant qu’objets humains. Réunies sous le terme de sciences participatives, ces pratiques suscitent beaucoup d’intérêt de la part des personnes qui n’exercent habituellement pas d’activité professionnelle en recherche : elles peuvent contribuer à répondre à une question ou contribuer à une cause par la voie de la science, ou encore valoriser au sein de ce processus des connaissances acquises par l’expérience. Du côté de la communauté de la recherche, les projets de sciences participatives permettent d’accéder à des terrains de recherche ou à des connaissances expérientielles autrement inaccessibles et de collecter une grande quantité de données sur un grand territoire.
Globalement, la société québécoise acquiert, par les sciences participatives, une meilleure connaissance de la démarche scientifique et de sa valeur. C’est précisément pour cette raison que les Fonds de recherche du Québec (FRQ) ont décidé d’explorer le potentiel des sciences participatives grâce à un programme pilote : le programme Engagement. Plutôt qu’un programme qui embrasse l’ensemble du spectre des sciences participatives, ce dernier vise à explorer des dimensions particulièrement innovantes de ces pratiques.
Ainsi en 2019, les FRQ ont lancé la première édition du programme pilote Engagement, conçu pour permettre à des personnes qui n’exercent habituellement aucune activité scientifique de s’impliquer dans un projet de recherche universitaire. En 2021, les FRQ lancent la deuxième édition du programme pilote et en présentent les détails dans ce colloque.
Sur la base des innovations du programme Engagement, c’est toute la communauté de la recherche et de la culture scientifique qui est appelée à partager ses bonnes pratiques à l’occasion de ce colloque. Et les défis à relever sont nombreux : reconnaître adéquatement les contributions de tous, gérer les données collectées et partager les connaissances, tirer parti des technologies numériques, toucher un public non initié à la démarche scientifique dans le respect des principes d’équité, de diversité et d’inclusion, etc.
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