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Maxime Larcher : Université de Sherbrooke
L’affichage numérique est tout autour de nous (téléphone, tablette, écran). Pourtant, pourrait-on imaginer une organisation culturelle renoncer au papier pour annoncer un spectacle?
Nous avons étudié les usages de l’imprimé de six compagnies des arts de la scène à Sherbrooke, quand elles s’adressent au public. Nous nous sommes demandé comment ces organisations décident d’avoir recours ou non à l’imprimé; si l’on peut déterminer l’efficacité du papier; ce qui caractériserait une culture du papier.
Nous avons réalisé une enquête qualitative auprès de différents acteurs de ce milieu (directrices artistiques, chargées de communication, graphistes…) en menant des entretiens de type compréhensif, retranscrits et assemblés en un corpus. L’étude par questionnement analytique a mis à jour trois éléments de réponses qui justifient l’utilisation de l’imprimé.
En amont de la diffusion d’un imprimé, un réseau d’acteurs œuvre à la production d’affiches, de tracts. L’affiche revêt alors une fonction « organisante » dans le processus de création d’un spectacle.
L’imprimé est performatif (Cooren, 2013). Il fait partie de « l’expérience » d’un spectacle et reste un moyen de communication de choix pour créer du lien avec le public.
Enfin, nous avons découvert qu’au-delà d’un souci d’efficacité de l’imprimé se joue un attachement fort au papier. En définissant la notion de culture du papier, au regard des comportements observés, nous décrirons les usages bien vivants de l’imprimé dans ce milieu.
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